L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
22 juin 2018

Depuis l’annonce il y a plusieurs mois de la mise en œuvre des nouvelles procédures d’inscription post-bac (Parcoursup), de nombreuses universités ont vu émerger des mouvements de protestation contre cette sélection qui rompt avec le principe d’égal accès de tous les bacheliers aux études supérieures.
Des milliers de jeunes ont donc manifesté leur opposition à cette sélection à l’entrée à l’université et réclamé des moyens pour permettre la réussite du plus grand nombre dans de bonnes conditions d’étude et de travail.
Les assemblées générales se sont multipliées et ont regroupé de plus en plus d’étudiants et de personnels, avec pour seule réponse du gouvernement le mépris, les menaces et les violences.
Mais la contestation s’était généralisée... Alors les interventions policières se sont multipliées sur les campus universitaires : Nantes, Bordeaux, Paris, Lille, Caen, Dijon, Grenoble, Strasbourg... A Lille
les CRS avaient frappé les étudiants et les cheminots rassemblés sur le campus de Lille 2.
Ces mouvements, comme tous les mouvements sociaux, interviennent quand toutes les tentatives de dialogue ont échoué, ils sont portés par les syndicats dont le rôle est de défendre les intérêts du plus grand nombre dans le cadre du dialogue social indispensable pour corriger les injustices et faire respecter les droits de chacun, en l’occurrence ici le droit aux études supérieures.
Comme la FSU l’avait prédit, Parcoursup n’en finit plus de dérouler son cortège de dysfonctionnements et son lot d’injustices : à ce jour en effet et aux dires mêmes du ministre, seule la moitié des candidats ont obtenu une réponse positive (et rien n’assure qu’il s’agisse de leurs vœux préférentiels) laissant l’autre moitié (soit des milliers de lycéens) dans une angoisse extrême à quelques jours de la première épreuve du baccalauréat.
Dans ce contexte, 55 sénateurs de droite ne trouvent rien de mieux à faire que de déposer une proposition de loi (https://www.senat.fr/leg/ppl17-485.html) destinée à en finir avec le principe millénaire des franchises universitaires qui protègent les regroupements pacifiques d’étudiants y compris en cas de grève. Dans leur texte, ces sénateurs les placent au même niveau que les intrusions dans les établissements scolaires alors qu’il s’agit d’étudiants de ces mêmes universités et non d’intrus !
Plutôt que de voter avec un empressement zélé toutes les régressions imposées par le gouvernement Macron-Philippe, le Sénat serait bien plus avisé de se pencher sur leurs conséquences sociales au lieu de s’en prendre ainsi à ceux qui défendent leurs droits et les acquis sociaux obtenus de haute lutte.
FSU Réunion
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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