Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
4 octobre 2010

Suite aux déclarations d’un membre de l’opposition municipale concernant la situation du centre de loisirs de Saint-André situé à la Saline, il nous a semblé nécessaire de lui rafraîchir la mémoire sur le traitement réservé à ce lieu par lui-même et les élus de l’ancienne mandature.
En 1993, une commission de sécurité émet un avis défavorable pour la réception du public dans ce centre car les normes de sécurité ne sont pas respectées.
En 1998, cet avis défavorable est maintenu par une nouvelle commission pour les mêmes raisons.
En 2005, de nouveaux avis défavorables pour les mêmes raisons ce qui veut dire qu’en pratiquement 10 ans les élus de l’époque n’ont pris les mesures nécessaires pour lever les avis défavorables. On accueillait donc le public au cours de cette période en leur faisant prendre des risques pointés par les différentes commissions de sécurité.
Le 7 juillet 2006, par courrier, la présidente de l’IME/ ALEFPA demande au maire d’alors de réaliser des travaux pour une remise aux normes des locaux que sa structure loue à l’Association de Gestion de Loisirs du Centre de la Saline (AGCL) présidé par l’adjoint, Grondin Georges.
Le 9 décembre 2006, la Mairie de Saint-Paul décide devant le statu quo de promulguer un arrêté de fermeture suite à plusieurs mises en demeure adressées en vain à l’ancienne municipalité.
En 2008, la nouvelle municipalité constatant l’état du centre réalise des travaux de mise aux normes dans les bâtiments occupés par l’IME/ALEFPA (3 bungalows) suite à leur demande et dans l’attente qu’il trouve de nouveaux locaux pour accueillir leur public.
En 2009, l’IME quitte les lieux et la nouvelle municipalité procède à la fermeture totale du centre.
On notera que l’AGCL dont l’objet est de « gérer le centre de la Saline Saint-Paul appartenant à la commune de Saint-André et mise à disposition de l’association » perçoit une subvention de 43.500 euros alors que le centre est fermé…
Aussi devant l’amnésie des opposants de tous bords, plusieurs questions méritent de leur être posées :
- Pourquoi entre 1993 et 2008 malgré plusieurs avis défavorables, rien n’a été fait pour faire des travaux ?
- Quelles tâches étaient réalisées par le personnel en poste sur ce site alors que ce dernier ne recevait plus depuis belle lurette le public saint-andréen et d’ailleurs ?
- Pourquoi depuis 1993 aucune réunion d’urgence n’a été organisée pour traiter ce dossier ?
- Pendant 15 ans qu’ont proposé les élus, alors au pouvoir pour rénover cet espace de loisirs des enfants de Saint-André ?
- Ces opposants de tous bords ont voté une subvention de 43.500 euros pour une association qui gérait un site fantôme, on se demande bien pour quel usage ?
- À quelles fins et pour quels bénéficiaires, l’ancienne municipalité a -t-elle maintenu ouvert ce centre, malgré plusieurs avis défavorables et un arrêté de fermeture ?
Voilà la vérité sur la gestion calamiteuse du centre de loisirs par l’ancienne municipalité. L’héritage est lourd.
Pour ce qui nous concerne, une réflexion est en cours dans le cadre de l’élaboration par le CCAS de Saint-André d’un Contrat Territorial Globalisé en partenariat avec la CAF pour faire de ce centre un lieu d’accueil pour des vacances familiales (week-end, vacances scolaires) ou pour des classes de mer en direction d’un public scolaire. Les personnes du troisième âge pourraient aussi être les bénéficiaires de ce lieu.
Monsieur Michel PICOT
7ème Adjoint à la Sécurité
Mairie de Saint-André
Courrier des lecteurs
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