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8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
29 août 2016, par

Certains médias ont couvert la visite qualifiée d’officielle de la pépinière municipale du Port par la députée Huguette Bello, jeudi 25 août 2016. En 4 mandats, la députée de la 2e circonscription, élue depuis le 1er juin 1997, fait ainsi - si je ne m’abuse - l’une de ses premières visites officielles d’un équipement municipal dans la cité portuaire. A cette occasion nous ne pouvons que goûter notre plaisir, tant les discours prononcés tranchent avec ce que nous entendons depuis 2012, de la part de l’actuel maire et de son équipe.
Qu’on en juge : « C’était un véritable défi pour la municipalité de l’époque de reverdir cet endroit qui se trouvait être l’un des plus arides de La Réunion. Par ailleurs, il n’y avait pas d’eau du tout sur ce territoire. C’est un exemple dont toutes les communes devraient s’inspirer. »
Par ces mots la députée a rappelé que la ville du Port en 1972 a été la première à ouvrir une pépinière municipale pour faire du Port une ville verte. Opération qui s’est déroulée en deux temps : la pépinière a d’abord été installée dans l’enceinte du stade Lambrakis, puis à la fin des années 90, elle a pris sa dimension actuelle, beaucoup plus importante, près du verger communal. La députée a également mis l’accent sur l’importance de l’eau, « élément essentiel ». Elle reconnaît ainsi la bonne gestion de l’eau pour alimenter la population et végétaliser la ville. Elle conclut : « Le Port est le cœur vert de La Réunion. »
De plus, un adjoint au maire, faisant la présentation du rucher installé dans la pépinière, a souligné : « Nous sommes la seule commune des DOM à disposer de ruchers en ville. On produit notre propre miel. » En effet, c’est sous la municipalité précédente qu’un partenariat a été conclu avec l’Association des apiculteurs de France. Ainsi Le Port est devenu la première commune dite sentinelle de La Réunion pour la protection des abeilles et a facilité l’installation par des professionnels de ruchers sur son territoire.
On comprendra que celles et ceux ayant œuvré à faire du Port une ville verte apprécient de tels propos. La vérité commencerait-elle à retrouver son chemin ?
Jean-Yves Langenier
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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