L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
2 janvier 2007

La Charte des Nations unies, loi commune de la planète, affirme dans son préambule : « Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre (...) et à instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes (...) avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces desseins. » La Charte souligne que le but premier de l’ONU est de « maintenir la paix et la sécurité internationales » et « de réprimer tout acte d’agression. » Allons donc !
En lançant, le 20 mars 2003, leur « guerre préventive » contre l’Irak et en envahissant ce pays sans mandat de l’ONU, les États-Unis et leurs alliés britanniques ont volontairement violé la légalité internationale, se sont essuyés les pieds sur les principes fondamentaux des Nations Unies, se sont placés au dessus de la loi et clairement comportés comme des terroristes et des barbares, tout comme l’État d’Israël qui depuis 60 ans se moque éperdument de ladite Charte sans qu’il y ait la moindre réaction en Occident.
Les installations irakiennes pour produire des armes chimiques n’ont jamais existé. Le nombre de 30.000 types de munitions est totalement fantaisiste, et les 38.000 litres de toxines de botulisme, eux aussi, fruits de l’imagination, ou plutôt de la manipulation, du président Bush.
Le régime de Saddam Hussein était certes odieux, ce dernier un véritable autocrate n’avait pas hésité, à plusieurs reprises, à martyriser sa propre population. Mais à la place d’une justice internationale, où le monde aurait jugé les nombreux méfaits de Saddam Hussein, nous avons vu à l’œuvre d’abord les troupes d’occupation qui l’ont capturé, puis une cour unilatérale qui a fait le reste. De véritable défense, il n’y en a jamais eue : les avocats de Saddam Hussein ont été l’objet d’intimidations, ont subi des attentats, quand ils n’ont pas été assassinés. On pouvait juger Saddam Hussein différemment, à travers une cour internationale des Nations Unies, éventuellement à La Haye. Mais les États-Unis, comme Israël d’ailleurs, aiment les procès théâtraux et méprisent le Tribunal pénal international, même, tout simplement, ils ne le reconnaissent pas.
Voici un extrait du Rédacteur en chef du journal italien “El Manifesto”, Tommaso de Francesco qui met en évidence ceci : « Nous qui sommes contre la peine de mort, à propos de démocratie américaine exportée par les armes, nous qui avons été contre la guerre inventée et injuste contre l’Irak, après dix ans de sanctions criminelles contre ce peuple, nous devons dire haut et fort : sauvez le tyran. Pour trois bonnes raisons au moins :
Parce que le procès ne constitue pas une avancée de la justice internationale, mais réduit le droit international à un torchon.
Parce que la sentence n’aide pas à approfondir le rôle réel du régime de Saddam Hussein mais au contraire annule la vérité historique.
Et enfin parce que la peine de mort pour le raïs n’est pas un pas en avant vers la pacification de l’Irak, mais une descente aux enfers de la guerre civile. Le procès a été une farce dès le début, quand il est devenu la seule justification d’une guerre autrement désastreuse. Où les « termes procéduraux » ont pour le moins chancelé de façon répétée. »
Ainsi la sentence de mort apparaît comme une cérémonie hâtive et formelle, cérémonie pour mettre une fois pour toutes une pierre sur l’histoire du régime de Saddam Hussein et ses connivences connexes étasuniennes. Parce que ce régime n’aurait jamais prospéré sans le soutien des États-Unis qui, à l’époque des crimes imputés à Saddam - l’exécution de 140 chiites à Dujail, le massacre de milliers de kurdes - étaient les premiers alliés du raïs de Bagdad. La vérité c’est qu’il y a au moins un siège vide sur le banc des accusés à côté du tyran : celui de Georges W. Bush et de sa famille pétrolière.
Nous ne parlons ni d’Abu Ghraib ni des 650.000 morts irakiens, selon des estimations récentes et officielles étasuniennes, qui prouvent une responsabilité criminelle autant si ce n’est plus grande que celle attribuée au tyran irakien. Non, nous parlons vraiment des chefs d’inculpation pour lesquels Saddam Hussein sera probablement pendu, qui voient comme complices et mandants justement les Administrations étasuniennes. (...)
La sentence de mort fût exécutée, Saddam fût promu au rang de « martyre », le sillon creusé dans les âmes du peuple irakien est devenu plus profond qu’une blessure mortelle.
L’Occident nous confirme une fois encore sa réputation inégalée de plus grand criminel de toute l’histoire de l’humanité.
Farouck Issop
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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