La CTAP pour régler la précarité
27 juillet, parCrise des PEC à La Réunion
3 février 2011

Toute action publique n’est efficace que lorsque le citoyen s’y reconnait et en comprend son utilité. La mondialisation qui plonge tout Etat dans la modernisation a tendance à nous imposer une doctrine étrangère dans la gestion des affaires. Si nous voulons plus d’efficacité dans l’action publique, il faut nécessairement respecter la méthode et, s’y besoin est, l’adapter. Créer des systèmes de fonctionnement plus pratiques. Le mot « politique endogène » revient souvent dans le discours de Nicolas Sarkozy, surtout lorsque le président de la République s’adresse à l’Outre-mer. La Réunion peut et veut aller en ce sens. Le peuple arc-en-ciel a les ressources pour relever ce défi. Notre passé a écrit notre présent. Notre présent doit mieux anticiper notre avenir politique. C’est ce que nos ancêtres, avec ténacité, volonté, rigueur et persévérance, nous ont montré. Ils ont su inventer des instruments de gestion fondés sur la diversité, la solidarité et l’identité culturelle. C’est à partir de notre identité culturelle que s’enracinera notre réflexion politique économique et sociale. C’est dans ce réservoir que nous pouvons trouver les réponses les plus légitimes, réfléchies, riches, pour bâtir ensemble notre devenir. Aujourd’hui, nous devons franchir une autre étape. Nous sommes dans une île où la crise englobe toute la société réunionnaise. Les trois principaux piliers de l’investissement rencontrent de grosses difficultés. Notre BTP connait un gros trou d’air important après la fin du chantier de la route des Tamarins et l’annulation des projets à fort volume d’investissements et porteurs d’emplois (Tram-train, Pôle océan, Zénith, la rocade du Tampon…). Lorsqu’il s’agit de franchir un nouveau stade d’évolution, le groupe de travail qui partage le même esprit de civilisation s’appuiera sur notre identité pour maîtriser nos points faibles et nos valeurs ancestrales pour optimiser nos multiples capacités et compétences. Ainsi il pourra constituer le point de rassemblement, trouver un ou plusieurs dénominateurs communs et parvenir ainsi à un projet global et consensuel. Notre identité, notre culture, notre histoire constituent le socle de ce projet consensuel. Il ne peut en être autrement.
Aline Murin-Hoarau, conseillère régionale
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Messages
3 février 2011, 22:23, par nicolas de launay de la perriere
la mondialisation ne plonge pas les Etats dans la modernisation..mais dans "l’évolution".
la doctrine, n’est pas étrangère.. elle repose sur un principe simple, celui du pragmatisme, du réalisme de celui qui impose aux autres, consistant malheureusement souvent à privilégier le "soi" plutôt que le "nous".
"C’est ce que nos ancêtres, avec ténacité, volonté, rigueur et persévérance, nous ont montré. Ils ont su inventer des instruments de gestion fondés sur la diversité, la solidarité et l’identité culturelle." concrètement, quels sont ces instruments de gestion ??