Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
17 juillet 2008

Lors de la commémoration du 33ème anniversaire de l’indépendance des Comores plusieurs manifestations se sont déroulées ici et là. Parmi elles, nous retrouverons celle organisée à l’Ile de La Réunion à Château Morange (Saint-Denis).
Pour l’occasion, plusieurs activités étaient au programme : conférence, exposition et projection vidéo, dégustation culinaire, théâtre, atelier de beauté (tresses et masque de beauté), ainsi que des danses et chants traditionnelles telles que twarab, madjilisse, sambé ou wadaha (danse du pilon). Mais, de par son originalité, nous retiendrons l’atelier de contes et de jeux comoriens.
En effet, cet atelier animé par trois jeunes femmes : Anzat (23 ans, étudiante en Master Ingénierie Economique et Financière), Yakina (25 ans, doctorante en littérature) et Mariama (29 ans, conseillère gestionnaire en communication) a connu un véritable succès. De leur mieux elles essaieront et réussiront brillamment à susciter la curiosité des enfants sur l’autre culture (la culture comorienne).
L’approche était des plus originales. Ces enfants à qui on apprend les contes de La Fontaine et de Diderot ont été émerveillés de découvrir les "halé" (contes comoriens). En parallèle, une petite vidéo : "Chifchif et la Reine Des Diables", d’après un conte de Salim Hatubu (montage et réalisation faites par Saïd Hassane Ezzidine) a été projetée. Rappelons qu’une seule séance était prévue, au final trois séances auront eu lieu.
Mais ces jeunes femmes ne s’arrêteront pas à là. A ces enfants de l’entre-deux cultures, elles leur révèleront quelques notions identitaires et minimales à savoir sur la culture comorienne : telle que l’hymne nationale ainsi que le drapeau que les enfants n’hésiteront pas à aider à la confection. Pour les plus énergiques plusieurs jeux étaient également au rendez-vous : course de pneu, jeux d’eau, shamtra...
Plusieurs parents n’ont pas manqué de féliciter le travail du trio. Ce dernier les remerciera modestement, tout en ayant une pensée particulière aux personnes qui se sont improvisés "modérateurs" de l’atelier.
Au passage, ces jeunes femmes tiendront à souligner que leur intention n’est très certainement pas d’imposer à l’enfant un choix de l’une ou l’autre des deux cultures dans laquelle ils grandissent, mais de le tenir suffisamment en éveil sur l’existence des deux. Après tout, petits ou grands, en matière d’identité, nous ne sommes que ce que nous faisons....
Mary,
Le Port
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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