Di sak na pou di

Intercommunalité : Le Port ne doit pas rester en rade

Firose Gador / 15 juillet 2020

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Surprenant de lire dans un journal local, sous le titre « Olivier Hoarau réclame une réunion des maires », les révélations du Maire du Port au sujet de la place que doit occuper le Port au sein de l’intercommunalité qu’est le TCO Il demande une réunion préparatoire de l’ensemble des cinq maires et semble découvrir ce qui se décide sans Le Port et donc sans lui. Et il dit : « Je ne revendique pas la présidence… Mais je suis inquiet de ne pas être associé à la composition du bureau, à la gouvernance du TCO… Attention à l’hégémonie de Saint-Paul. »

Moi aussi, je suis inquiète, non pas pour Olivier Hoarau mais de la direction qui est en train d’être prise et qui va sans nul doute laisser la population portoise sur le bord du chemin. La base de l’intercommunalité est la solidarité. Les communes les mieux dotées doivent contribuer au développement des autres communes afin de construire une région la plus équilibrée possible. Mais on doit constater des conceptions différentes qui s’affrontent dans la mise en place des intercommunalités à La Réunion. Ainsi à la CINOR un accord entre les trois maires a débouché sur une gouvernance partagée, avec la présidence assurée par le maire de la plus petite commune. Et déjà il a été annoncé un projet d’investissement portant sur l’ensemble des trois communes, sans remettre en cause ce qui est déjà engagé. Par contre au TCO la commune de Saint-Paul semble vouloir imposer la loi de « la commune la plus peuplée » sans aucune concertation générale avec les autres maires.

Il ne faut pas oublier que la commune du Port est une commune où beaucoup d’investissements ont déjà été faits (exemples sur les compétences de l’eau et l’assainissement qui ont été transférées au TCO depuis le 1er janvier 2020, traitement des déchets, etc.) et que nous sommes une des communes qui contribuent le plus au pot commun pour permettre aux autres communes de rattraper leurs retards en termes d’investissements. Les intérêts de développement de notre territoire ne peuvent donc être mis de côté et la nouvelle gouvernance du TCO doit donner toute sa place à la commune du Port.

J’invite donc les élus communautaires à s’unir autour d’une volonté commune de véritable solidarité pour relever les défis et faire face aux enjeux en faveur de notre population : enjeux environnementaux, enjeux d’aménagement du territoire, enjeux sur la qualité et le prix de l’eau, enjeux économiques et culturels. L’Etablissement public de coopération intercommunale qu’est le TCO doit redevenir un outil solidaire et structurant au service de nos populations.

Firose Gador, Conseillère municipale du Port