Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
12 décembre 2011

Depuis des années les personnels vacataires du rectorat se lèvent tôt pour entretenir les locaux de l’Éducation nationale et autres tâches toutes aussi pénibles… Cela pour un salaire dérisoire, sans être payés pendant les vacances…
Alors qu’ils s’attendaient à être enfin contractualisés comme l’avait annoncé le ministère, notre cher recteur les jette au chômage pour régler ses comptes avec la CGTR qui semble être la seule à défendre ces personnels…
Le recteur prétend qu’il n’a pas les moyens, mais il s’empresse de faire un appel d’offres auprès d’entreprises privées.
- Qui va donc récupérer ces sommes d’argent qui servaient à payer les vacataires ?
- Un patron et ses actionnaires… C’est un transfert de fonds du service public vers la sphère privée. Autrement dit une privatisation à petite échelle…
De plus, comment peut-on accepter ce discours sur le manque de moyen, quand le président vient de supprimer l’impôt sur les grandes fortunes qui va priver les services publics de quatre milliards chaque année…
En fait, monsieur le recteur et ses ouailles, ne font qu’appliquer cette idéologie débile chère aux « fadas du libéralisme » de droite et de gauche, qui prétend que le marché est le meilleur régulateur de l’économie et qu’à ce titre, l’état devrait remettre à des entreprises privées,
(assurances ou autres), les milliards qui financent encore nos protections sociales et nos services publics…
En réalité cette idéologie qui vénère le marché écrase les plus faibles et enrichit les personnes bardées de capitaux…
Monsieur le recteur, à votre réveillon, peut être aurez vous une pensée émue pour les personnes que vous avez jeté au chômage, quand vous sablerez le champagne avec vos amis de la France d’en haut, qui vous considèreront comme leur valet le plus zélé.
Mais que penser de ces syndicats réformistes, qui aveuglés par les « guéguères » des élections professionnelles, ont abandonné ces personnels soutenant de fait monsieur le recteur. Ils sont passés de la lutte des classes qui pourtant redouble de violence, à la lutte des places pour quelques petites rentes de situation… Quelle tristesse !
Un Résistant Indigné
Courrier des lecteurs
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