L’absence

17 octobre 2007

Un an après ta mort, je suis retourné dans nos bois de couleurs et notre tamarinaie...
Les arbres vénérables étaient toujours au même endroit, mais les sentiers n’étaient déjà plus entretenus, ils étaient tombés aux mains des promoteurs ou des fonctionnaires d’une commune qui a oublié tout ce que tu as fait pour elle, et les pieds d’bois étaient devenus comme des décors en carton pâte, ils ne parlaient plus, l’oiseau la Vierge était absent du film, les clochettes ne tintaient plus leurs sons cristallins, ce qui fait toute la différence. Lorsque le maître du logis s’en est allé, que reste-t-il ? Une forêt sans âme ? Des tamarins inhabités ? Que reste-t-il ? Un chant ? Le chant dans le vent du petit matin, le vent dans les ramures d’espérance ? Il éveille en nous le souvenir de ta belle présence

Un ami


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Témoignages - 82e année


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