Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
20 août 2008

"Belgium", "China", "Finland", "Japan", "Russia", voilà comment ces pays se présentent eux-mêmes à la face du monde aux Jeux olympiques de Pékin, comme on le constate en lisant ces dénominations sur les vêtements et survêtements de nombre de leurs athlètes. Le français, le chinois, le finnois, le japonais et le russe ont bonnement été remplacés par l’anglais.
Cela fait un peu penser à ces vieux films hollywoodiens dans lesquels le héros voyageur tombait sur un panneau avec le nom d’un pays étranger écrit dessus en anglais. C’était rassurant. Mais Pékin n’est pas Hollywood, c’est la réalité.
Je vous le demande : pourquoi faire un tel cadeau à une langue qui ne fait pas de quartier dans le monde ? Déjà qu’il est choquant que le slogan « One World, One Dream » n’ait pas été traduit en français, ce qui est faillir à l’égalité du statut de l’anglais et du français aux JO et faire offense à Pierre de Coubertin (la figure marquante derrière la renaissance de l’olympisme moderne).
Heureusement que des pays comme le Brésil ("Brasil"), la Grèce ("Hellas"), l’Italie ("Italia", avec des caractères joliment stylisés à la chinoise pour faire honneur au pays hôte), les Pays-Bas ("Nederland") et la Serbie ("Srbija") n’ont pas succombé à l’anglomanie ambiante.
Sylvio Le Blanc
Courrier des lecteurs
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