Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
28 septembre 2013

L’ESA Réunion est en danger, certes. N’oublions pas qu’une situation de crise offre bon nombre d’opportunités. Et c’est maintenant que des personnes restées dans l’ombre et qui y sont toujours montrent au grand jour leurs aspirations qui ne sont nullement orientées vers une amélioration de la situation actuelle.
Nous, étudiants de l’ESA Réunion, sommes excédés et tristes de voir un pareil courrier dans la presse alors que le climat à l’école retrouve le calme dans l’attente du CA du 8 octobre. Nous sommes tristes de voir que les problèmes que nous soulevons sont réappropriés par des “inconnus” à des fins carriéristes. Par ailleurs, parler d’un Monsieur sans diplôme est prématuré dans la configuration actuelle, et nul n’a à être inquiet de la qualité de l’enseignement délivré par ce Monsieur en voyant le nombre d’étudiants qu’il a accompagnés jusqu’à leurs diplômes. Comment des personnes restées cachées peuvent revendiquer un droit à la vérité ?
Parlons un peu d’opacité et de transparence…
Nous baignons dans le flou et notre inquiétude est née dès l’arrivée du directeur et de ses valises “bien remplies”.
Des professeurs jeunes artistes recrutés sans l’accord d’un comité pédagogique impartial ont contribué à notre mal-être durant ces deux dernières années. Nous nous sommes heurtés à un manque évident de compétences, qu’elles soient pédagogiques ou de communication interne.
Est-ce que la loi est respectée lorsque de tels recrutements sont faits ?
Est-ce que la loi est respectée lorsqu’en tant que responsable d’un établissement public, un directeur restreint l’accès à l’enseignement en n’entamant aucune démarche pour l’exonération des frais d’inscription pour les boursiers ?
Est-ce que la loi est respectée lorsque des personnes n’étant pas employées, ni habilitées à s’occuper de la pédagogie générale, comme par exemple établir un emploi du temps, se retrouvent à s’occuper de cette tâche une semaine avant la rentrée ?
Est-ce que la loi est respectée lorsque des décisions significatives sont prises sans l’approbation du Conseil d’administration ?
Malgré toutes ces frasques (pour ne citer que celles-ci) qui nous handicapent pour cette rentrée 2013, nous avons suspendu notre mouvement pour permettre la reprise des études dans un climat plus ou moins acceptable. L’emploi du temps actuel établi par des personnes incompétentes à le faire est un vrai gruyère, mais nous faisons le nécessaire pour que tout se passe au mieux.
Comment arrive-t-on à suspendre un directeur d’établissement d’enseignement supérieur ? La vraie question serait plutôt : comment peut-on enchaîner autant de fautes et être encore directeur d’un établissement de cette stature au bout de deux ans ?
Les priorités du directeur n’ont à aucun moment été orientées vers le bon déroulement de nos études. Les stocks n’ont toujours pas été réapprovisionnés et les efforts financiers ne nous sont pas bénéfiques. Sa négligence à notre égard s’est confirmée lors du passage des derniers diplômes où son absence très remarquée a fait la surprise des membres du jury.
Pour ce qui est des relations à l’étranger, elles ont été complétées avec la mise en place du système ERASMUS depuis cette année, un pas dans toute cette histoire qui rejoint les relations de notre établissement avec l’international qui ont toujours été l’expression d’un rayonnement et d’un brassage exemplaire.
A présent, nous souhaitons pouvoir reprendre nos études dans les meilleures conditions qui soient malgré la configuration actuelle. Nous aimerions que notre combat pour un avenir certain et lumineux ne soit pas sali et détourné par de vils esprits qui continuent à souligner le côté négligeable de nos personnes. Nous sommes étudiants, mais pas moins importants, ce que le directeur a oublié dans sa manière de gérer l’établissement. Nous nous battons pour retrouver le respect de nos droits.
Le directeur, dans sa politique du culte de l’image, en dénigrant le fond a fait de notre école une sorte de refuge pour jeunes artistes prétendus enseignants en mal d’expositions et de publicité. Il n’est bon pour personne de garder cette idée en tête. Nous sommes avant tout dans un lieu d’enseignement, respectez l’enseignement, respectez le lieu, respectez-nous. Mais pour ce faire, il faudrait commencer peut-être par vous respecter vous-même.
Les étudiants de l’ESA Réunion
Courrier des lecteurs
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