Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
19 novembre 2010

Notre île traverse une grave impasse, tous les clignotants sont au rouge. Le chômage, cancer aux métastases répandues, touche plus de cent mille de nos compatriotes. Toutes sortes de palliatifs ont été ou sont utilisés ; depuis les Quinzaines de chômage, Travaux d’utilité collective (T.U.C) en passant par les C.E.S, C.E.C, distribués par nos édiles avec le sourire, en se disant que l’aumône fera du bien. Ceux qui les donnent, très souvent, ne connaissent ni la précarité, ni la pauvreté, et ceux qui les reçoivent jouent la grande comédie du contentement et de l’humiliation. Un travail doit être continu, régulier, permettant de bâtir une famille, d’avoir un logement, d’éviter une discrimination dans notre société. Je respecte toutefois ceux qui disent refuser de travailler pour un choix de vie délibéré.
Le logement, véritable course contre la montre. Les collectivités refusant d’avoir du foncier, donc de jouer le rôle de régulateur dans les spéculations foncières, ont laissé faire. Rareté et cherté des terrains, importation de matières premières pour la construction (ciment, bois…) amènent encore plus les pauvres et précaires à vivre en cohabitation remettant souvent en cause la cohésion familiale, avec les conséquences désastreuses sur l’éducation des enfants.
L’illettrisme qui touche cent vingt mille Réunionnais remet complètement en cause notre propre développement. Comment participer aux débats économiques, sociaux, échanger sur les gros problèmes mondiaux (climat, échanges commerciaux) quand on n’a pas accès à la lecture, à l’écriture ? Comment comprendre les méandres de notre société de consommation à outrance quand celle-là mène à créer les conditions d’un tropisme positif vers ces achats et encore les achats, souvent comme seuls repères de réussite ?
La délinquance, petite ou grande, faut-il d’ailleurs les qualifier, augmente de plus en plus dans notre île. Les journaux en sont d’ailleurs très friands, stigmatisant encore plus une catégorie de notre société.
La liste serait longue si on devait évoquer tous les problèmes de notre société réunionnaise.
Alors, beaucoup d’entre nous rêvent d’accéder à des pouvoirs, maires, adjoints, membres des comités d’agglomération, conseillers généraux, conseillers régionaux, députés, sénateurs ou autres. Aujourd’hui, les caisses sont vides, les perspectives étroites, peu de projets.
C’est l’illusion du pouvoir.
Correspondant
Combattre les causes du chômage de masse
Mézami bann marmaye lékol lé an vakanss, mé pandann tan-la bann zadministrassion i prépar la rantré skolèr é biensir i fé an sort sa i spass dann (…)
In kozman pou la rout
« La Voix des Origines : Ces géants qui ont pensé l’Afrique unie » — Épisode 9 : Épilogue
Rapprocher les lieux d’habitation des bassins d’emploi
Un guide du randonneur avec des messages rappelant les bons réflexes
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)