Di sak na pou di

L’incroyable passage de l’animal à l’homme

François Maugis / 30 décembre 2019

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On le savait depuis longtemps, l’espèce humaine n’est pas une espèce comme les autres. OK. Mais pourquoi et comment cela est-il arrivé ? Le mystère est si grand que, dès qu’il s’est mis à réfléchir, l’homme a fait appel au soleil, son premier dieu puis, très rapidement à des divinités multiples sorties de sa débordante imagination. Très vite, cette intelligence naissante a mis l’homme au centre du monde alors que, on va le voir, il ne constitue qu’une part infime de l’univers et même du monde vivant. Plus surprenant encore, loin d’être au centre du monde, l’espèce humaine semble être à l’extrême périphérie des grands équilibres naturels de la vie. Si l’on croit à cette logique des grands équilibres naturels, l’espèce humaine n’aurait jamais dû voir le jour. Quant au vrai dieu qui existe, c’est sûr, (comment expliquer autrement tous les mystères qui nous entourent), il est bien présomptueux de prétendre qu’il se soit, un tant soit peu, préoccupé de cet infime accident de la nature. La création de l’univers est un tout. Devant ce prodigieux miracle, l’homme n’est rien, il aurait tout intérêt à s’en rendre compte.

Certains scientifiques comme Jacques Monod, auteur du livre célèbre : « Le hasard et la nécessité » nous avaient mis sur la voie. Mais le monde fourmille aujourd’hui de recherches et de réflexions diverses qui, insensiblement nous orientent vers la probable réalité des choses. Ce n’est donc pas hier que notre histoire a commencé mais il y a plusieurs millions d’années. La dissociation homme/grand singe, fut accidentelle mais finalement très progressive. Il y eut d’abord un certain nombre de phénomènes climatiques, géologiques, biologiques, etc. réduisant la surface du biotope des grands singes, la bipédie entrainée par la nécessité d’une adaptation à un nouveau milieu, la quasi-disparition de cette espèce finalement inadaptée à ce nouveau milieu puis enfin le développement de l’intelligence nécessaire pour survivre.

Ce qui peut paraître surprenant c’est que l’époque moderne fait tout le contraire. Elle se sert de l’intelligence de l’homme pour amasser de la monnaie tout en détruisant son biotope.

François-Michel Maugis