L’islam sous son vrai visage - 2 -

6 octobre 2006

Comparer ou vouloir comparer une religion à une autre, dans le souci de dénigrer et de ne retenir que sa partie au lieu du Tout, c’est ouvrir la porte à la tentation du primat de l’une sur l’autre. En réalité, la foi est semblable au bonheur, en ce sens que c’est la résultante d’un chemin de croix ou de conquête spirituelle vécue en son fort intérieur par chaque individu. On peut vouloir la partager, de même qu’on est en droit d’en discuter, mais au final, chacun sait mieux que l’autre ce qu’il doit faire.
Aussi, l’objection qui consiste à nous faire croire que c’est une invention de l’Homme pour dominer l’Homme tombe d’elle-même, puisque selon les canons islamiques, nous devons obéissance et soumission qu’à Allah seul, le Créateur. Par souci de probité intellectuelle, il conviendrait plutôt d’aller chercher dans les soubassements de la psychologie du marketing et de la communication, et dans les idéologies politiques, la volonté d’asservissement apparente ou subliminale qui leur est consubstantielle. Quoi qu’il en soit, dans le cas des religions, ou du reste, il est question d’adhésion dont le choix revient à l’individu en tant que tel, au nom de l’exercice de son libre-arbitre.

Sans avoir la connaissance de ces savants musulmans, et, sans intention de les jeter en pâture d’une Fatwah (terme improprement utilisé en l’occurrence, puisqu’en réalité, il s’agit d’un simple avis juridique des docteurs de la Foi sur un sujet quelconque résultant d’un exercice de contrôle de conformité avec la pratique de l’islam), qui se proclament de la modernité et du renouveau, je leur dis qu’à trop abuser des comparaisons, comme la volonté d’y voir dans le Coran, qu’un simple supermarché, on le ramène à l’état de marchandise, de ce fait, on lui dénie toute sacralité. En réalité, on décèle dans cet exercice particulièrement maladroit, toute l’influence exercée par les lois du consumérisme et tout le danger de déviance de la foi vers le matérialisme ambiant.
À cette comparaison inopportune, je préférerais le terme de “source jaillissante” à laquelle on s’abreuverait selon l’état de notre soif, et dont on embrasse guère la totalité de la richesse, pour aussi bons croyants que nous pouvons l’être.

Enfin, nombreux sont les thèmes (les abeilles, les fourmis, etc...) et nombreuses sont les histoires des peuplades disparues par péché d’orgueil auxquels le Coran fait référence et qui doivent sonner comme un Rappel aux musulmans à l’édification d’Etres sains, condition essentielle à l’établissement de relations humaines fécondes et durables.
Il nous appartient donc, en tant que musulmans, de relever ce défi d’agir avec sagesse et clairvoyance, dans un souci permanent de paix avec soi-même et avec les autres et dans la ferveur d’une Foi revigorante qui, à elle seule, constitue tout à la fois un bouclier et une lumière attachante pour qui a la chance d’y accéder. N’agissons pas sur la base de manipulation et de désinformation malsaines. Dans cette nouvelle ère que nous venons d’entamer sous le règne du vide et du chaos, j’ai pourtant la certitude qu’il n’est pas loin ce jour où soufflera un vent de paix, sur le Monde entier, provenant des entrailles mêmes de cet Islam aujourd’hui tant décrié.

Younous Omarjee


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