L’officialisation du football a 90 ans

17 juin 2009

L’opinion publique est actuellement sous le choc du transfert de la loi du football, dans cette période de crise mondiale. Cela fait désordre. Il est bon de rappeler qu’à l’époque et pendant de nombreuses années, l’USFSA (Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques), une fédération omnisports, freine l’expansion du football, venant directement d’Angleterre, par crainte du professionnalisme, des transferts et des paris. 1904 voit cependant la création à Paris de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) et de l’Equipe de France. C’est cependant l’USFSA qui reste mandatée pour organiser les compétitions nationales et les matchs internationaux de la sélection française.

Des associations dissidentes vont rapidement faire leur apparition. C’est ce qui pousse Charles Simon à fonder le CFI (Comité Français Inter-fédéral) en 1907 et à mettre sur pied un grand championnat pour unifier toutes ces fédérations : il s’agit du Trophée de France. L’USFSA refuse d’y participer, et, du coup, certains de ses clubs commencent à se lasser de son attitude. Le coup de grâce est porté à l’USFSA quand, en 1908, le FIFA reconnaît le CFI comme seul représentant de la France.

1910 est marquée par la naissance de la LFA (Ligue de Football Association), créée par des clubs dissidents de l’USFSA. La Ligue adhère au CFI, et, trois ans plus tard, l’USFSA n’a pas d’autre choix que d’en faire de même. On compte alors environ 200.000 licenciés en France et 2.000 clubs. Le 7 avril 1919, la FFFA (Fédération Française de Football Association), qui devient la FFF (Fédération Française de Football), est fondée. Elle réunit différentes ligues et fédérations et gère le football dans le pays. Son premier président est Jules Rimet, qui le demeure jusqu’en 1945.

2009, Ronaldo fait des gros titres dans la presse : il a fait sauter la banque. Jamais, il y a 90 ans, on parlait gros sous. Le sport était une vraie passion. Il y avait des vedettes qui restaient dans leur pays respectif. On ne parlait pas de transferts. Après Kaka (65 millions d’euros), le Real propose 93 millions d’euros pour Cristiano Ronaldo. Manchester vient d’accepter.

Doit-on crier au scandale, lorsqu’on sait qu’il y a tant et tant de misère dans le monde ?
Le monde des admirateurs s’en accommode. Cela n’est pas sain pour notre société.

Marc Kichenapanaïdou


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Témoignages - 82e année


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