Fonction publique : mobilisations à Saint-Denis devant la préfecture et à Saint-Pierre
30 septembre, parSalaires, emplois, moyens et défense des services publics : la mobilisation a réuni ce mardi 29 septembre des agents de la fonction publique (…)
22 mai 2009

La langue créole est l’invention qui a permis de cimenter une société réunionnaise pluriculturelle et, aujourd’hui, intraculturelle. Chacun de nous est fait d’un peu de tous les sangs, d’un peu de tous les patrimoines culturels si intimement mélangés en nous aujourd’hui que, s’il fallait en retrancher une seule part, nous nous en retrouverions intimement mutilés.
Et pourtant cette langue, pilier de notre façon réunionnaise d’être citoyens de la République, inquiète certains de ses locuteurs*.
Je souhaiterai qu’on s’interroge sur les multiples causes de ce rejet d’une langue qu’on parle à la maison, qu’on dit au moment de l’amour, qu’on utilise pour exprimer sa tendresse à ses enfants, qu’on chante pour enjôler, consoler, qu’on chérit lorsqu’on se trouve éloignés de notre île et que nous utilisons alors sans retenue pour nous reconnaître Réunionnais expatriés et nous réchauffer le coeur.
L’une de ces causes n’est-elle pas que, comme dans toute contrée qui a été colonie, le colonisateur a imposé sa langue comme la seule "officielle", la seule digne d’être parlée par ceux et celles qui dominaient ?
Pourquoi cette peur de la langue de l’amour de nos mères alors même que nul ne parle d’éliminer la langue française ? Qui a eu intérêt, à une époque, pour faire peur, de faire croire que seul le créole était digne d’être enseigné ? Et pourtant nos cerveaux ont été si imprégnés de ce mensonge qu’aujourd’hui nous réagissons comme des souris de laboratoire bien dressées par des chocs électriques : Créole ? une décharge électrique ; Français ? un bout de fromage.
De même qu’on ne devient adulte qu’au moment où l’on a pardonné à ses parents, nous ne serons en paix avec nous-mêmes que lorsque, ayant évacué tant de mensonges et de peurs irraisonnées, nous accepterons d’être nous-mêmes, porteurs d’une histoire et d’une culture complexes et donc riches. Être nous-mêmes, puisant la vie à toutes nos racines, fiers de préfigurer l’humanité de demain.
Parnyssi
* - Je ne parle pas ici de ceux qui, débarquant chez nous, sont ulcérés d’entendre une langue qu’ils ne comprennent pas alors que, disent-ils (elles) "nous sommes en France tout de même !".
Salaires, emplois, moyens et défense des services publics : la mobilisation a réuni ce mardi 29 septembre des agents de la fonction publique (…)
Mézami kan mwin téi sava Lissé lokont de lisle é mi vé anparl la bann zané soissante-1960- l’avé 2 lissé : inn té lissé lokonte de lisle pou bann (…)
In kozman pou la rout
Contre une dégradation des conditions de travail
Manifestations dans les lycées pour revendiquer des moyens pour le service public
Menace d’une guerre
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?
Confédération nationale du logement