Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
8 août 2012

Le député-maire de Saint-Leu à La Réunion a publié un arrêté autorisant « la chasse au requin-bouledogue » sur le territoire maritime de la commune et proposant de racheter leurs prises aux pêcheurs, alors que leur commercialisation est interdite.
« La chasse au requin-bouledogue est autorisée par tous moyens, y compris par chasse sous-marine, de jour comme de nuit, sur tout le territoire maritime de la commune de Saint-Leu placé sous la responsabilité du maire », indique l’arrêté municipal publié le 30 juillet par Thierry Robert (Modem), une semaine après la mort d’un surfeur attaqué par l’un de ces prédateurs.
Le territoire concerné va du rivage jusqu’à 300 mètres au large et se situe intégralement au sein de la Réserve nationale marine de La Réunion.
L’arrêté précise que les requins de plus d’un mètre cinquante devront être remis « aux services de la commune sur le port de plaisance de la ville » et seront rachetés « au prix de deux euros par kilogramme de poids vifs, dans la limite de 30 requins-bouledogue ».
La mesure est justifiée par « la recrudescence des attaques mortelles et mutilantes des requins-bouledogue sur les usagers du rivage de l’Ouest de La Réunion depuis 2011 ».
Sept attaques de requin dont trois mortelles contre des surfeurs ont été enregistrées à La Réunion depuis janvier 2011. Le requin-bouledogue est suspecté d’être à l’origine de la plupart d’entre elles.
Il y a « urgence à assurer une protection minimum des usagers de la mer [...] à défaut d’être contraint d’interdire totalement l’accès à la mer », explique encore le maire de Saint-Leu dans l’arrêté.
La préfecture n’a pas souhaité réagir mardi à la publication de ce texte, mais elle pourrait le contester devant le Tribunal administratif, la pêche dans la Réserve marine de La Réunion étant strictement réglementée, bien qu’autorisée sur 95% de son périmètre.
La commercialisation du requin-bouledogue est, elle, totalement interdite pour des questions sanitaires, en raison de la présence d’une toxine marine (ciguatera) dans sa chair.
Qu’en pensent les tueurs de requins ?
Patric Nottret
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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