La faim

19 mai 2008

La faim dans le monde a pris ces derniers temps une proportion alarmante. Nous savons depuis longtemps que les habitants de pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et même des Etats-Unis meurent de faim. Cela ne date pas d’aujourd’hui.
Selon les chiffres récents, au moins 800 millions de personnes souffrent de la faim de par le monde. Et près de 100 pays n’arrivent même pas à produire de quoi nourrir leur population. Jusqu’à présent, ils mouraient dans l’indifférence. La mondialisation faisant, la médiatisant aidant. Les pays pauvres constatent le surplus des pays riches, ils demandent leurs parts de richesse pour vivre. Comment faire lorsqu’il y a une flambée mondiale de flambée de prix ? Que dit AFP (Agence de France-Presse) :
« L’ONU (Organisation des Nations Unis) lance un S.O.S... Et son secrétaire générale Ban-Ki-Moon et les représentants de plusieurs organisations ont annoncé la création d’une cellule de crise face à la flambée des prix alimentaires... ».
Victor Hugo a fait paraître pour la première fois “Claude Gueux”, qui ressemble étrangement “Les misérables”, en 1834. La collection “Pocket” fait une réédition de “Claude Gueux”, Bruno Doucey, dans sa préface (juin 2007) écrit :
« ... En êtes-vous bien sûrs, lecteurs qui vivez à l’aube du XXIe siècle ? Chaque jour, l’actualité la plus immédiate nous rappelle que nous n’avons vaincu, la haine suppure encore sur le monde ; que les brasiers de l’intolérance ne sont jamais éteints et que le feu peut reprendre. Les prises de position de Victor Hugo nous concernent parce que notre pays reste confronté à la question du crime ; parce que des États qui ignoraient hier les droits aujourd’hui à la construction européenne ; parce que des centaines d’hommes et de femmes attendent, dans bien des prisons du monde, que le couperet de la justice vienne briser leur vie. Ceux que Victor Hugo nommait les « damnés de la loi » n’ont pas disparu avec l’essor économique : aussi douloureux que cela puisse paraître, les Jean Valjean et les Claude Gueux ont existé et existent encore... ».
Le scandale de la faim dans le monde n’a que trop duré. C’est le principal problème mondial. Il est temps que chacun prenne conscience du pourquoi il est venu sur terre et accomplisse sa mission de solidarité envers son prochain, sinon viendra le temps où nous nous entretuerons pour ne pas mourir de faim !
La faim, toujours la faim entraîne les émeutes, entraîne le désordre économique. Quand arriverons-nous à écouter le poète Claude Roy :
« Il ne s’agit plus de comprendre le monde, il faut le transformer ».

Marc Kichenapanaïdou


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