Crise de l’eau à La Réunion : les réserves agricoles arrivent à sec
25 septembre, parLe Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
10 octobre 2023, par

Dans quelques jours, aura lieu la messe d’ordination épiscopale du Nouvel Évêque de La Réunion, Mgr Pascal Chane-Teng. Elle succède à celle de son confère de l’Ile Maurice, Mgr Jean-Michaël Durhone (20 août 2023). Ces deux ordinations à la fonction épiscopale se situent dans un processus dynamique d’une Église en renouvellement où tous les baptisés sont appelés à cheminer ensemble en partageant la même mission d’évangélisation.
C’est le temps favorable (le kairos), le moment opportun, qu’il convient de saisir pour entrer dans cette dynamique d’une Église synodale qui se veut humble, ouverte et accueillante à tous et à toutes ; une Église à l’écoute de la parole de Dieu, des événements de l’histoire et l’écoute mutuelle entre les personnes et les communautés ; une Église de la rencontre et du dialogue avec les croyants d’autres religions et avec les cultures et les sociétés dans lesquelles elle s’insère. C’est aussi une Église qui « n’a pas peur de la diversité », mais qui « la valorise sans la contraindre à l’uniformité ». Et avant toute chose, c’est une Église qui se nourrit sans cesse du mystère qu’elle célèbre dans la liturgie, au cours de laquelle elle expérimente chaque jour l’unité radicale dans la même prière, mais dans la diversité des langues et des rites. (Cf. Instrumentum Laboris, 22, 24, 25…).
C’est une invitation à discerner les signes des temps en prêtant attention à « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Apocalypse, 2,7). « Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge ; et le matin Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps », dit Jésus aux pharisiens de son temps (Matthieu. 16 :2 et 3).
L’évêque, successeur des Apôtres, est chargé de veiller sur son Église locale, le diocèse, portion de l’Église catholique comme totalité. « L’évêque est celui qui veille, garde l’espérance en veillant sur son peuple » dit l’apôtre Pierre (1 P 5, 2). Il est celui qui veille à la cohésion de son peuple, cimente la communion entre les baptisé-e-s. Il est aussi celui qui veille sur « le dépôt de la foi », non pas comme un musée à regarder ou à sauvegarder, mais comme une source vivante. Mais pour le pape François, veiller dit bien davantage. Pour veiller il faut en plus avoir, dit-il, de la mansuétude, de la patience et de la constance de la charité à toute épreuve. « Superviser et vigiler font référence à un contrôle nécessaire. Veiller, par contre, nous parle de l’espérance du Père miséricordieux qui veille sur la transformation des cœurs de ses fils (le pape François lors du Synode de 2001).
Homme de prière, de l’annonce de l’Évangile et de la communion, l’évêque est surtout, pour le pape François, un pasteur, un pasteur en immersion au cœur du Peuple de Dieu. Il devient un avec son peuple et d’abord avec ses prêtres, toujours disponible à les recevoir et à les encourager. Il est évêque pour ses fidèles et chrétien avec ses fidèles. Il est proche du peuple, « avec son troupeau, avec chacun », dit encore le pape François, pas un gestionnaire ni un administrateur. L’évangile ne s’annonce pas assis, mais un chemin, sur les routes du monde. Et ce avec beaucoup humilité. S’adressant à une centaine d’évêques en territoire de mission, le pape François leur demande de fuir le cléricalisme, « manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Église ». Et « que le peuple de Dieu, pour lequel vous avez été ordonnés, vous sente pères, pas patrons ; pères prévenants : personne ne doit avoir envers vous d’attitudes de sujétion » (le 8 septembre 2018).
Le pape François convient qu’il n’y a pas de modèle standard identique d’évêque dans tous les lieux. L’enjeu, dit-il, est d’entrer dans la perspective du Christ en tenant compte de la réalité des Églises particulières » ouvertes sur les réalités du monde. L’Église du pape François n’est pas une Église centrée sur elle-même, à l’écart du monde, mais une Église en sortie aux périphéries humaines ou encore « un hôpital qui va là où les gens sont blessés ».
Mission impossible ! Mission difficile à coup sûr, mais soutenus par le souffle l’Esprit Saint (1 Co 12,3), à l’écoute de leur peuple respectif qui « participe aussi de la fonction prophétique du Christ » (Vatican II / Lumen Gentiom, n°12), ils recevront les vertus de la « persévérance » et du « courage » pour accomplir leur ministère épiscopal respectif en communion avec leurs frères évêques et le pape François (Romain, 5,5).
Nos vœux fraternels d’un ministère épiscopal fructueux de proximité et de l’écoute à Mgr Pascal Chane-Teng et à Mgr Jean-Michaël Durhone. Qu’ils œuvrent ensemble à la construction de cette Église synodale — « le chemin de la synodalité est celui que Dieu attend de l’Église au troisième millénaire » (pape François) — qui épouse la cause de l’humain, pont de solidarité entre les communautés et les peuples.
Reynolds Michel
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
In kozman pou la rout
Le secrétaire général du Parti communiste chinois invité par le président des Etats-Unis
Que doivent les anciennes puissances coloniales aux populations des pays et sociétés qu’elles ont dominés ?
Trafic entre janvier et août 2026
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?