Crise de l’eau à La Réunion : les réserves agricoles arrivent à sec
25 septembre, parLe Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
31 décembre 2012

Après sa résurrection, le Christ donne ses consignes aux onze disciples. Il les réunit sur la montagne. A sa vue, ils tombent à genoux. Jésus s’approche et s’adresse à eux en ces termes :
« Tout pouvoir, au ciel comme sur la terre, m’a été remis. Allez parmi tous les peuples et faites-y des disciples que vous immergerez au nom du Père, du Fils et du souffle saint, leur enseignant à observer tous les préceptes que je vous ai transmis. Quant à moi, je suis avec vous, chaque jour, jusqu’à la fin des Temps ».
Leconte de Lisle (1818-1894) ne dit pas mieux dans son poème intitulé "La fin de l’homme" qui figure dans le recueil “Choix de poésies” édité en 1930 :
"La fin de l’homme
Voici. Quaïn errait sur la face du monde.
Dans la terre muette Eve dormait, et Seth,
Celui qui naquit tard, en Hébron grandissait.
Comme un arbre feuillu, mais quand le temps émonde,
Adam, sous le fardeau des siècles, languissait.
Or, ce n’était plus l’Homme en sa gloire première,
Tel qu’Iahvèh le fit pour la félicité,
Calme et puissant, vêtu d’une mâle beauté,
Chair neuve où l’âme vierge éclatait en lumière
Devant la vision de l’immortalité.
L’irréparable chute et la misère de l’âge
Avaient courbé son dos, rompu ses bras nerveux,
Et sur sa tête basse argenté ses cheveux.
Tel était l’Homme, triste et douloureuse image
De cet Adam pareil aux Esprits lumineux.
Depuis bien des étés, bien des hivers arides,
Assis au seuil de l’antre et comme enseveli
Dans le silencieux abîme de l’oubli,
La neige et le soleil multipliaient ses rides :
L’ennui coupait son front d’un immuable pli.
Parfois Seth lui disait : - Fils du Très-Haut, mon père,
Le cèdre creux est plein du lait de nos troupeaux,
Et dans l’antre j’ai fait ton lit d’herbe et de peaux.
Viens ! Le lion lui-même a gagné son repaire.
Adam restait plongé dans son morne repos.
Un soir, il se leva. Le soleil et les ombres
Luttaient à l’horizon rayé d’ardents éclairs,
Les feuillages géants murmuraient dans les airs,
Et les bêtes grondaient aux solitudes sombres.
Il gravit des coteaux d’Hébron les rocs déserts.
Là, plus haut que les bruits flottants de la nuit large,
L’Hôte antique d’Eden, sur la pierre couché
Vers le noir Orient le regard attaché,
Sentit des maux soufferts croître la lourde charge :
Eve, Abel et Quaïn, et l’éternel péché !
Eve, l’inexprimable amour de sa jeunesse,
Par qui, hors cet amour, tout changea sous le ciel !
Et le farouche enfant, chaud du sang fraternel !...
L’Homme fit un grand cri sous la nuée épaisse,
Et désira mourir comme Eve et comme Abel !
Il ouvrit les deux bras vers l’immense étendue
Où se leva le jour lointain de son bonheur,
Alors qu’il t’ignorait, ô fruit empoisonneur !
Et d’une voix puissante, au fond des cieux perdue,
Depuis cent ans muet, il dit : - Grâce, Seigneur !
Grâce ! J’ai tant souffert, j’ai pleuré tant de larmes,
Seigneur ! J’ai tant meurtri mes pieds et mes genoux...
Elohim ! Elohim ! de moi souvenez-vous !
J’ai tant saigné de l’âme et du corps sous vos armes,
Que me voici bientôt insensible à vos coups !
O jardin d’Iahvèh, Eden, lieu de délices,
Où sur l’herbe divine Eve aimait à s’asseoir ;
Toi qui jetais vers elle, ô vivant encensoir,
L’arôme vierge et frais de tes mille calices,
Quand le soleil nageait dans la vapeur du soir !
Beaux lions qui dormiez, innocents, sous les palmes,
Aigles et passereaux qui jouiez dans les bois,
Fleuves sacrés, et vous, Anges aux douces voix,
Qui descendiez vers nous à travers les cieux calmes,
Salut, Je vous salue une dernière fois !
Salut, ô noirs rochers, cavernes où sommeille
Dans l’immobile nuit tout ce qui me fut cher...
Hébron ! muet témoin de mon exil amer,
Lieu sinistre où, veillant l’inexprimable veille,
La femme a pleuré mort le merveilleux de sa chair !
Et maintenant, Seigneur, vous par qui j’ai dû naître,
Grâce ! Je me repens du crime d’être né...
Seigneur, je suis vaincu, que je sois pardonné !
Vous m’avez tant repris ! Achevez, ô mon Maître !
Prenez aussi le jour que vous m’avez donné.
L’Homme ayant dis cela, voici, par la nuée,
Qu’un grand vent se leva de tous les horizons
Qui courba l’arbre altier au niveau des gazons,
Et, comme une poussière au hasard secouée,
Déracina les rocs de la cime des monts.
Et sur le désert sombre, et dans le noir espace,
Un sanglot effroyable et multiple courut,
Chœur immense et sans fin, disant : - Père, salut !
Nous sommes ton péché, ton supplice et ta race...
Meurs, nous vivrons ! Et l’Homme épouvanté mourut."
Dans son homélie du 4ème dimanche de l’Avant (le 23 décembre 2012), le Père Louis Dattin n’a pas hésité à s’élever contre ces rumeurs, ces "ladilafé" très malfaisants, tant à La Réunion qu’en France métropolitaine :
« Le sommet de l’éternité, ce sont deux femmes qui le vivent, rendant à jamais ridicules tous ces orgueilleux, tous ces fiers à bras qui croient gouverner le monde et tenir en main son destin, alors qu’ils ne sont que marionnettes éphémères ».
A quoi bon, en cette fin d’année, faire courir tant d’inepties qui affectent particulièrement les esprits faibles, alors que la croyance en Dieu, c’est l’alpha et l’oméga ? Ainsi, Dieu a existé, existe et existera toujours. Nous le crions avec force : cette rumeur, sans fondement, n’a aucune raison d’être !
Marc Kichenapanaïdou
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
In kozman pou la rout
Le secrétaire général du Parti communiste chinois invité par le président des Etats-Unis
Que doivent les anciennes puissances coloniales aux populations des pays et sociétés qu’elles ont dominés ?
Trafic entre janvier et août 2026
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?