La honte pour les élus réunionnais
22 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
31 août 2010

La Ligue des droits de l’Homme se félicite des observations et des recommandations adressées, ce vendredi 27 août 2010, par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) à la France.
La Ligue des droits de l’Homme ne peut que regretter que le CERD ait été pour la première fois contraint de demander aux autorités françaises de « condamner tous discours racistes ou xénophobes émanant des responsables politiques » afin que les discours politiques n’alimentent pas le racisme et la xénophobie à l’encontre de certaines catégories de la population.
Nous partageons également les inquiétudes exprimées par les experts quant à la traduction prochaine de ce discours raciste en droit, à savoir l’adoption, à la rentrée, de mesures discriminatoires dans le domaine de l’accès à la nationalité fondées sur l’origine nationale.
Nous nous félicitons que le gouvernement français soit rappelé à l’ordre à propos des violences racistes, des récents renvois collectifs infligés aux Roms et des traitements discriminatoires frappant les Gens du voyage.
Ces observations et recommandations reflètent également les déficiences de la politique française dans le domaine de la lutte contre les discriminations d’origine ethnique, notamment au travers du logement et de l’emploi.
Notre section de la Ligue des droits de l’Homme constate aussi que le comité partage ses inquiétudes face à une éventuelle disparition de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et l’Egalité (HALDE) au profit de la création d’un Défenseur des Droits aux pouvoirs beaucoup plus diffus et limités et dont l’indépendance n’est pas assurée.
Enfin, la Ligue des droits de l’Homme regrette que le gouvernement français se livre à des effets d’annonce parfois purement mensongers.
Laisser croire, par exemple, au Comité du CERD que les COPEC (Commissions pour la promotion de l’égalité des chances et de la citoyenneté), installées dans les départements, constituent un outil efficace ou simplement existant relève de l’affabulation pure et simple : la COPEC n’a plus de réalité à La Réunion !
Annoncer sans aucune concertation préalable un plan national d’action contre le racisme, dont le projet était ignoré par toutes les parties prenantes, marque plus la nécessité dans laquelle s’est trouvé le gouvernement de trouver une parade aux critiques dont il était l’objet qu’une réelle volonté de modifier sa politique.
Nous espérons que, cessant de dénigrer le travail d’experts indépendants de l’ONU, le gouvernement français respecte ses obligations internationales et cesse de se réfugier derrière un nationalisme de mauvais aloi.
Répondre aux critiques successives de plusieurs organismes internationaux de protection des droits de l’Homme par l’indifférence, voire par un rejet hautain, ne fait que porter atteinte à l’image de la France et à sa crédibilité internationale.
Pour la Ligue des droits de l’Homme de Saint-Denis,
Christophe Pomez, Président, membre du comité central national de la LDH
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
In kozman pou la rout
Conséquence du sabotage du plan d’autonomie énergétique depuis 2010
Manque d’anticipation et mauvaise gestion
Point 57 de l’ordre du jour de l’ Assemblée générale des Nations unies
Crise du capitalisme occidental
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?