Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
22 janvier 2009

Une grande mobilisation sociale est organisée le 29 janvier dans toute la France. A l’initiative des huit principales organisations syndicales, elle s’annonce, en métropole pour le moins, plutôt chaude. Les mots d’ordre, selon la déclaration commune du 5 janvier, consultables sur la toile, sont très politiques : « les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes », « les salariés qui ne sont en rien responsables de la crise, ... », « les exigences des actionnaires... se sont traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement » ...
En clair, un réquisitoire contre la politique de N. Sarkozy, contre le libéralisme de l’Europe voulu par les partisans du Traité de Lisbonne, démocrates chrétiens et socialistes confondus, contre le capitalisme en général, tout le moins ses excès. C’est en réussissant le rendez-vous du 29 que les salariés, les retraités, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires des minima sociaux pèseront sur les décisions futures du gouvernement. Majoritaires dans le pays, c’est, selon la “morale du colibri” (voir www.memoireavif.info), dans la solidarité de chacun au sacrifice d’une journée que notre classe reprendra confiance en son pouvoir de réappropriation du rapport de force contre le patronat et le gouvernement.
C’est aussi cet effort de chacun qui préparera le terrain politique pour le scrutin du 7 juin prochain. Chacun doit comprendre que « point d’engagement, point de dividendes ». Ni pour lui, ni pour les siens. Rappelons seulement pour illustrer le propos que fin 2008, les lycéens ont obtenu par leur pugnacité le recul du gouvernement sur le projet très controversé de contre-réforme du lycée... expressément sur injonction de celui-là même, le Président, qui déclarait quelques mois auparavant, en surenchère à la raffarinade, « La rue ne gouverne pas » : « Dorénavant, quand il y a une grève dans notre pays, personne ne s’en rend compte ».
La victoire de la bataille lycéenne doit en appeler d’autres. Alors les salariés qui vraiment sont contraints de rester en service, pour des raisons conjoncturelles, pourraient tout de même faire l’effort de se faire représenter par un proche, un conjoint, ou même un enfant, puisque selon les termes de l’art. 371-1 du code civil « ... Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité ». Car après tout, ce qui se joue les concerne aussi. Et la faible participation aux élections professionnelles de décembre dernier ne sera alors plus qu’un accident de parcours.
Jean-Hugues Savigny
(La Possession, Parti de Gauche)
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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