Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
12 avril 2006

Charles Marie René Leconte de Lisle voit le jour à Saint-Paul le 22 octobre 1818. À 18 ans, il arrive en France, où il restera jusqu’à sa mort, le 17 juillet 1894. Son œuvre poétique est dominée essentiellement par 3 ouvrages : “Poèmes Antiques” (1852), “Poèmes Barbares” (1862) et “Poèmes Tragiques” (1886).
La Révolution de 1848 soulève son enthousiasme. Il signe la pétition en faveur de l’abolition de l’esclavage. Ce qui lui vaut la réprobation de son père et de ses compatriotes esclavagistes. Et... la suppression de sa pension alimentaire. Pour vivre, il est réduit à faire du porte-à-porte pour vendre ses poèmes. Et ce, alors qu’approchant l’âge mûr, il croit en des lendemains plus sûrs, après une jeunesse précaire. Ah ! Que la vie est dure ! S’il ne tenait qu’à lui, sans doute aurait-il fait de son talent un usage plus lucratif. Mais avec la rigidité de ses principes, il se refuse obstinément à suivre la mode et à sacrifier quoi que ce soit de son idéal. Il croit que le devoir du poète est de ne pas se plier, mais de s’imposer au public, quels que soient les risques.
Quelles étaient les relations réelles de Leconte de Lisle avec le Christ ? Le poète plonge dans les grandes mythologies et ne se positionne pas en disciple du Christ. Mais le fait qu’il dédie le poème à sa mère permet-il de laisser la porte ouverte au Dieu de son enfance ? En tous cas, sa méditation sur les souffrances du Christ correspond à l’essentiel de la foi chrétienne.
“La Passion” est un chemin de croix classique sui se termine par la proclamation de la résurrection. C’était inhabituel pour l’époque... et pour Leconte de Lisle lui-même. L’espérance triompherait-elle ?
Nous venons de rééditer “La passion”, extrait du livre “Derniers Poèmes” publié 1 an après la mort de Leconte de Lisle. La préface est écrite par Monseigneur Gilbert Aubry et la présentation par le Père André Mayer. Chaque station est illustrée par “Le Chemin de croix” que Louis Philippe a offert, il y a près de 2 siècles, à la Ville de Saint-Pierre et à l’Evêché. La restauration des tableaux a été réalisée par Emmanuelle Rossat-Mignod, restauratrice du Musée du Louvre en 1997-1998.
Pour les chrétiens et les passionnés de littérature et de peinture, c’est un livre à acquérir.
Marc Kichenapanaïdou
Président du G.R.A.H.TER
(Groupe de recherches sur l’archéologie et l’histoire de la terre réunionnaise)
Le monde a changé
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