Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
15 juillet 2017, par

Dans notre hypothèse une prison psychique résulte d’un imaginaire bridé par une mémoire terriblement névrosée par des souvenirs et culpabilités contrariant des dynamismes innés de vie. Cette hypothèse exclue la théorie freudienne de la dualité pulsions de vie - pulsions de mort en s’inscrivant dans une conception évolutionniste de la psychologie où la vie cherche à se maintenir en vie.
Et pourtant, le suicide fait partie de notre réalité humaine. Comment un esprit aussi évolué que peut-être celui d’un juge qui aura atteint l’âge de la retraite aura-t-il pu être aussi perturbé au point de mettre un terme à son existence ? Notre réponse suggère l’hypothèse d’une « prison psychique ». Celle-ci implique que l’imaginaire, qui produit sans cesse des images (alternatives d’ordinaire !), se trouverait « enfermé » au point de n’imaginer aucune autre alternative que le suicide. Nous savons maintenant que ce juge était profondément affligé par « l’affaire » dite « Grégory ». Ce n’est pas tout, ce juge n’aura pas su demander de l’aide à un tiers.
L’idée d’offrir aux juges les services d’un psychothérapeute ou d’un psychologue clinicien s’avère évidente, une alternative qui n’est que récemment envisagée. Ce même service existe pour les policiers dont les suicides ou les tentatives de suicide furent le révélateur psychosociologique de leur souffrance psychique. Les juges quant à eux sont trop souvent livrés à leur seul « libre arbitre » dont on sait maintenant scientifiquement (avec Michaël Gazzaniga notamment) que le cerveau pré-élabore inconsciemment des réponses aux questionnements de la vie quotidienne, à l’insu de notre conscience.
L’enfermement psychique viendrait d’un imaginaire enfermé dans une production d’images qui reflèterait la personnalité (névrosée) de la personne. Le suicide de ce juge nous aura émus du fait de sa position sociale. Il y a aussi bon nombre de « fou de Dieu » qui eux aussi sont enfermés dans leur prison psychique. A-t-on envisagé leur enferment sous cet angle ?
Frédéric Paulus
CEVOI
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