Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
25 avril 2016, par

La saison estivale s’achève, et d’aucuns auront sans doute constaté que jamais La Réunion n’aura été aussi luxuriante et verdoyante. Devant cette beauté à couper le souffle, et pour ne pas gâcher l’image de notre ile, envahie par les fataques, cette espèce de plante fourragère invasive d’origine Guinéenne, et autres verdures sauvages, les collectivités auraient décidé de ne plus s’investir au niveau des routes, et d’abandonner l’entretien, le fauchage et débroussaillage des bas-côtés, sur l’ensemble du réseau routier.
Une décision inespérée pour Stéphane Fouassin, le nouveau président de l’IRT, qui compte bien profiter de cette nouvelle carte postale de la Réunion pour attirer de nouveaux touristes. « La Réunion, l’Ile aux Fataques » ! Tel serait le nouveau slogan de l’IRT. Il ne fait aucun doute, ça va exploser.
Mais plus sérieusement, n’est-ce pas honteux ? Comment peut-on laisser nos routes, nos communes dans un tel abandon ? On est capable de construire une voie sur mer à trois milliards, ou de participer au carnaval des Seychelles, mais on n’est pas foutu de couper les herbes qui envahissent notre ile depuis décembre 2015. La Réunion ressemble aujourd’hui à une jungle ou presque. Et ce sont ces mêmes élus (es) responsables de cette situation qui viendront demain, parader à la télé pour donner des leçons aux Réunionnais sur l’environnement.
Mais le plus scandaleux dans cette affaire, pas une seule voix, du moins à ma connaissance, s’est élevée au conseil régional ou départemental, pour soulever ce problème.
Paul Dennemont
Saint-André
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