« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
1er avril 2003

À 10.000 km de la métropole, tout Réunionnais au pays, tout Réunionnais expatrié, tout résident à La Réunion est victime de l’isolement et de l’éloignement de notre île.
Face à la Constitution de la République, notre citoyenneté française veut que, comme les Corses au nom de la solidarité nationale et comme les Espagnols des Canaries et des Baléares, ou les Portugais de Madère et des Açores, nous bénéficions du désenclavement de notre région ultrapériphérique. Cela, par l’instauration d’un dispositif assurant une véritable continuité territoriale des personnes et des biens avec, avant la fin 2003, en première mesure d’urgence, la prise en charge à hauteur de 33% du coût du billet d’avion entre notre île et la France et/ou l’Europe.
Le financement de cette mesure de solidarité nationale doit être assuré par l’État dans le cadre d’une attribution budgétaire annuelle, gérée par les services de la Région avec la participation des représentants des usagers. Cette mesure d’urgence n’est pas une aumône mais :
• un droit établi et reconnu destiné au désenclavement des Réunionnais, des résidents à La Réunion et des Réunionnais expatriés en métropole ;
• un devoir de l’État résultant de la reconnaissance de ce droit.
Par ailleurs et simultanément, afin que cette mesure ne soit pas récupérée au seul profit des compagnies aériennes, nous souhaitons que dès septembre 2003, un appel d’offres européen soit lancé par la Région Réunion, sur la base d’un cahier des charges élaboré en partenariat avec notre association, avec un prix maximum, hors taxes d’aéroports, de 700 euros. Ce qui, avec les 33% de continuité territoriale financés par l’État, ramènera donc le billet d’avion à 480 euros, avec son application à compter de janvier 2004.
Les conditions définies par l’appel d’offre seront le confort et les conditions minimales d’un vol long courrier, toutes prestations supplémentaires étant à la charge des passagers. Cette mesure bénéficiera en priorité aux Réunionnais, aux résidents à La Réunion et aux Réunionnais expatriés en métropole, détenteurs d’une carte d’ayant-droit délivrée par la Région Réunion. Les compagnies aériennes existantes assureront pour leur part une réponse à la demande d’un niveau de prestation supérieur et aux besoins de la clientèle d’affaires ou touristique française et européenne.
Paul Vergès : 2016-2026
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