La signature de l’État : quelle valeur ?

29 décembre 2007

Un salarié de droit privé signe un contrat de travail.
La modification substantielle d’une des clauses, par l’employeur, nécessite l’accord du salarié. Son refus vaut licenciement économique ou renégociation.
Les cheminots ont un contrat signé de l’employeur Etat, avec un age limité à 55 ans.
L’Etat décide d’un changement unilatéral de la règle.
L’Etat en a fait de même pour les emplois privés où la durée de travail et de cotisation est passée de 37,5 à 40, puis bientôt 42 ans.
L’Etat en a fait toujours de même pour le nombre des salaires entrant dans le calcul du salaire moyen. Au début, était retenus les 6 derniers mois, puis aujourd’hui, nous en sommes aux 288 mois, et bientôt, 25 meilleures années.
L’Etat continue encore à ne pas respecter ses engagements vis-à-vis des collectivités territoriales comme :
• Le transfert de charges sans les ressources correspondantes,
• Les retards de règlements des enveloppes concourant à la construction des logements sont de plus de 100 millions d’euros,
• La discrimination entre ses habitants où la continuité territoriale n’est pas la même pour tous, 700 euros pour les Corses et 11 euros pour les contribuables de La Réunion....
Le Respect de la signature ne vaut-il pas capital confiance ?
L’Etat démocratique n’existe que parce qu’il représente un peuple souverain.
L’Etat, c’est Nous.
Nos Représentants élus ou désignés l’oublient facilement.
Ne préfèrent-ils pas légiférer, trancher, hacher plutôt que de privilégier un vrai dialogue ?
Exemple : une association de 15.000 consommateurs a expédié un courrier à tous les responsables concernés de l’État, des élus, des entreprises, environ une douzaine de lettres. Deux mois après, une seule réponse.
Où se trouve le dialogue ?
Puisque nos responsables n’ont même pas la politesse, la bienséance de répondre courtoisement à ce courrier, le préalable obligé devient la rue et ses blocages.
Respect à Nous.

René Louis Pestel


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