Di sak na pou di

« Le bateau - éducation nationale - est en train de couler… »

Patrice Louaisel / 10 octobre 2019

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Telle est la réflexion d’une enseignante, refletant celle de beaucoup d’autres. Et ce bateau n’est pas seulement de pavillon français.
Ma sœur qui vit en Espagne et est responsable d’une école privée parle-elle - de NON EDUCATION. L’émission de LCP Public Sénat parle plus généralement de « blues des professeurs ».
Alors, les vocations de profs, après les infirmières, les policiers, voire les pompiers…vont elles se faire de plus en plus rares ?

Pourquoi donc ces “profs” ont-ils le “blues” ? C’est que malgré leur vocation, les choses ont beaucoup changé depuis quelques décennies : « excitation des enfants, manque crucial de concentration, violences verbales voire physiques, manque d’écoute et de respect envers le prof » ces derniers ne se sentant que bien peu soutenus par leur hiérarchie qui a tendance à « botter en touche » et fait preuve à leur égard d’un manque de reconnaissance flagrant.
Dans un premier temps, l’Education Nationale a pensé qu’il serait suffisant de réduire l’effectif des classes, de classer en ZEP ou en REP les zones à risques et d’augmenter le salaire des profs qui accepteraient d’y travailler… mais le « remède est loin d’être suffisant car le mal est beaucoup plus profond que celà.

En fait, les profs ne peuvent palier à l’absence d’éducation parentale car ils ont mission d’enseigner et non d’éduquer ce qui est du domaine de la sphère familiale. LES GRANDS COUPABLES sont donc CERTAINS PARENTS qui ne donnent plus à leurs enfants l’éducation qui doit leur être apportée : éducation aux règles et aux valeurs de la société : respect des autres et de toute forme d’autorité en commençant par eux-mêmes. D’ailleurs combien sont-ils à manifester le moindre intérêt à leurs résultats scolaires ne les faisant jamais travailler à la maison pour rattraper leur retard, à les confier à des clubs sportifs ou artistiques pour les occuper hors de l"école plutôt que de les laisser livrés à eux-mêmes dans la rue, le casque sur la tête et le smartphone à la main dès 4/5 ans ?
Sur ce dernier plan, des études cliniques viennent de démontrer les risques du smartphone et autre portable : désagrégation du lien familial avec perte de communication, le jeune s’isolant de ses parents au profit des jeux en ligne ou de l’envoi de multiples SMS, fatigue en classe et perte de concentration en raison d’endormissement trop tardif car le gamin joue entre 5 et 8h par jour…y compris dans son lit ! résultats scolaires de plus en plus médiocres, forte nervosité…

Alors que faire ? Réduire le smartphone ou la tablette à 1 à 2h/jour grand maximum, autoriser l’ordinateur mais à des fins éducatives avec suivi parental, inscrire ses enfants à des activités ludiques et éducatives voire sportives et artistiques…accompagner ses enfants à la maison dans ses devoirs et son apprentissage, lui manifestant ainsi un intérêt.
Quand on pense que c’est le rêve de tant de parents et même d’enfants dans les pays émergents que d’aller à l’école pour réussir sa vie !

Parents, il est plus qu’URGENT de reprendre en mains l’éducation de vos enfants pour ne pas en faire de votre propre faute et responsabilité des a-sociaux et autres rebuts de la société…

Patrice Louaisel
Psychologue