Di sak na pou di

Le cerveau est une machine qui se dote d’une personnalité : merci Docteur Guy Morlas

Frédéric Paulus / 7 août 2018

JPEG - 17.3 ko

Le docteur Morlas épistémologue insatiable des sciences du vivant, grand connaisseur du bouddhisme et explorateur des bienfaits de la méditation attire notre attention sur les travaux pour « une nouvelle approche du cerveau » du Docteur Bernard-Michel Bessière. Ceux-ci sont accessibles sur Youtube (https://m.youtube.com/watch  ? v=V3JJhlvhUoE). Ce chercheur qui se dit « indépendant » expose une vision du cerveau d’une façon non conventionnelle, un préalable pour susciter des ouvertures dans nos représentations et conditionnements perceptifs dans l’abord de l’organe cerveau. Chacun pourrait juger de l’originalité de cette approche en se reportant à un second exposé sur le thème du « cerveau et intuition » toujours sur « Youtube », complémentaire du premier exposé.
En tant que psychologue qui depuis longtemps cherche à faire connaître les travaux du psychanalyste Carl G. Jung, que B-M Bessières a eu la chance de rencontrer et qu’il cite fréquemment, je dois dire que ce message de mon ami Guy Morlas fut un événement pour moi que je souhaite faire partager par vos colonnes des courriers des lecteurs. J’ai l’intuition qu’en informant l’intelligentsia réunionnaise et en contribuant à créer les conditions culturelles pour accueillir de nouvelles données et approches sur le cerveau il est possible qu’une révolution perceptive et conceptuelle puisse s’initier de la Réunion.

Plusieurs conséquences pourraient émerger de cette nouvelle approche. Elles toucheraient notre rapport à notre prodigieuse intelligence intérieure en dépassant le modèle du cerveau machine qui se dote très vite d’une personnalité qui devrait être comprise comme une émergence incarnée dès la conception de l’enfant et renforcée dès que celui-ci ouvre les yeux. Cette personnalité peut se concevoir si l’on intègre toutes les données que le cerveau traite à notre insu. Avec la (re)découverte des cellules gliales plus nombreuses et complémentaires des neurones, celle des neurones miroirs et la réévaluation de la neuroplasticité notamment nous avons quelques nouvelles et récentes données objectives qui devraient commencer à modifier radicalement notre conception du cerveau. Il nous restera à tenir compte de l’intelligence visuelle des rêves selon Jung, que B-M Bessière commente déjà, tout en cherchant à intégrer la physique quantique et cosmologique à la biologie et aux neurosciences.

Les deux conférences tiennent en trois heures. Vous ne le regretterez pas. Merci Docteur Morlas.

Frédéric Paulus, Cevoi