La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
7 janvier 2013

Chez les humains, comme chez les animaux, le chômage est (ou devrait être) une notion absurde. Explication : Chez les citoyens du monde civilisé en tout cas, le bien-être de chacun est (ou devrait être) l’objectif primordial. Lorsque l’on est organisé, il n’est en effet pas difficile de répartir richesse, travail et loisir. Si on ne le fait pas, c’est tout simplement que l’on ne veut pas le faire.
Si 100 personnes travaillant 35 heures par semaine, permettent de faire fonctionner correctement une nation, qu’arriverait-il si le progrès permettait le même résultat en ne travaillant que 25 heures ? Le calcul est simple : On a en effet, dans ce cas le choix de ne faire travailler que 71,4 personnes pendant 35 heures ou les 100 personnes pendant 25 heures. Dans le premier cas nous avons 28,6% de chômeurs, dans le second, 0%. On vous répondra peut-être que les choses ne sont pas si simples, que personne n’acceptera de travailler moins, de gagner moins, etc. Mais dans le même temps, ceux qui travaillent et paye des impôts, donnent leur argent gratuitement à ceux qui ne travaillent pas. Dans les deux cas, les comptes globaux de la nation sont les mêmes. Par conséquent, au moyen d’une caisse de compensation si nécessaire, il est parfaitement possible de payer autant pour 25 heures que pour 35.
Personne n’accepte avec joie d’être un assisté. Tous rêvent, au contraire, de la dignité et des revenus que procure un emploi. Qu’attend-on pour moduler le temps de travail et donner du travail à tous plutôt que de moduler l’impôt et faire des millions d’assistés malheureux ? Les lois sont faites pour mettre de l’ordre dans la nation et rétablir les équilibres. La croissance, l’argent des impôts ou des grandes fortunes ne remplaceront jamais une loi qui ferait régner dans notre pays (et ailleurs) plus de dignité, de fraternité et de solidarité. L’entreprise est un maillon essentiel de la vie d’un pays mais ce n’est qu’un maillon de la chaine de solidarité qui doit unir la nation. Les révolutions, les grèves, les conflits sociaux nous rappellent chaque jour cette vérité. Il est tout de même surprenant que depuis plus de 2000 ans, nous cultivions ces déséquilibres, nous courrions si vite après notre propre malheur.
L’État a la possibilité, le droit et le devoir d’interdire le chômage. Dans la plupart des pays du monde, il ne le fait pas. Il se rend ainsi complice de ce fléau inhumain, de cette antithèse de la solidarité : l’exploitation de l’homme par l’homme. Cette complicité avec le pouvoir de l’argent, cachée derrière une apparente impuissance, n’est plus aujourd’hui acceptable. Si l’on souhaite vraiment utiliser l’argent comme thermomètre de la santé d’un pays, alors, les grosses fortunes devraient avoir la fièvre. Une trop grande quantité d’argent capitalisé représente en effet, de nombreux emplois perdus. Un bien immobilier inoccupé est non seulement une insulte aux sans-logis, c’est aussi une insulte aux chômeurs. Il est paradoxal et même absurde de parler de solidarité pour ce qui est de la contribution des grandes fortunes aux budgets sociaux des nations.
Il serait plus juste de mettre chaque chose à sa place et de ne considérer l’argent que comme un moyen de comptabiliser les efforts de chacun à la production nationale. Vu sous cet angle, on comprend mieux l’absurdité du terme « solidarité ». En effet, l’homme fortuné ne doit sa fortune qu’à l’effort de ceux qui travaillent pour lui. Autrefois, en échange des services rendus, les serfs bénéficiaient de la protection du seigneur en cas de péril. Ce n’est plus le cas. Une forme d’esclavage plus dure que la précédente, prévaut donc aujourd’hui. C’est donc cette nouvelle forme d’esclavage par l’argent qu’il faut aujourd’hui abolir.
Si les déséquilibres financiers entraînent le chômage et les déséquilibres sociaux, alors, ce sont ces inégalités financières qui doivent être interdites. Quel que soit le régime politique de la nation, la quantité de monnaie qui circule dans le pays est la même. Il ne s’agit donc pas de solidarité mais de répartition de la richesse nationale. On le voit, et quoi qu’en disent les économistes distingués, la solution à la crise n’est pas cette solidarité d’assisté que l’on nous propose, mais une répartition plus équitable du travail et des richesses.
ASSEE, Club de réflexion dionysien.
P.S : Bravo à Monsieur Bohan (Quotidien du 3/1/13 – « Pour un véritable changement ») et à Monsieur Didier Le Strat (Quotidien du 4/1/13 – « Baisse du coût du travail ») qui nous confirment tous deux que les coupables de la mauvaise santé de notre pays ne sont pas les salariés.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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