Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
15 septembre 2004

Une page se tourne au Tampon
La Justice a fait son travail et a rendu son jugement : nul n’est censé ignorer la loi. Les communistes et sympathisants de la section du Tampon prennent acte du jugement rendu. Depuis de nombreuses années, nous avons mené des combats pour libérer la parole au Tampon, dans des conditions difficiles, parfois dans la douleur. Je ne souhaite pas rappeler ici certains épisodes douloureux, et je salue avec respect et dignité toutes les personnes qui ont mené ces combats.
Aujourd’hui, l’heure est à la construction d’un véritable projet de développement pour notre ville avec tous ceux et celles qui le souhaitent, sans aucune exclusion. Les dernières élections cantonales, régionales et européennes ont mis en évidence une volonté de changement clairement exprimée.
Les partenaires du groupe de l’Alliance ont mené une campagne qui leur a permis de discuter avec la population et de recueillir ses besoins, ses attentes. Et le travail qui s’offre à nous est considérable.
La population a besoin d’hommes et de femmes honnêtes, de convictions, qui font de la politique pour défendre l’intérêt général et non leurs propres intérêts. La population pourra compter sur les communistes et sur les partenaires de l’Alliance, et sur tous ceux et celles qui veulent construire pour le Tampon un projet durable et solidaire. Un projet existe déjà, il est amendable par tous.
Le Tampon dispose d’atouts pour un véritable développement économique avec notamment la mise en place du Parc national des Hauts, projet auquel s’est pourtant opposé le député-maire du Tampon. Le gouvernement vient de le désavouer en accordant son feu vert à la création de ce parc.
La Réunion comptera bientôt un million d’habitants et des dizaines de milliers de logements sont à construire. Le Tampon, chacun le sait, n’échappe pas à cette poussée démographique. D’où la nécessité d’un redécoupage communal qui débouchera sur davantage de démocratie citoyenne, impulsera une dynamique économique, et permettra à des jeunes d’avoir toute leur place dans la vie politique, avec des mandats électifs et des responsabilités.
Je terminerai mon propos en précisant le sens de notre bataille qui doit être un combat d’idées et non un combat d’hommes. N’oublions pas que nous vivons dans un pays qui compte 40% de chômeurs, où 120.000 personnes sont illettrées, où 9.000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail.
Max Banon,
Le Tampon
À la mémoire de sa Sainteté Mgr Petros VII et de Mgr Nektarios Kellis...
La disparition tragique de sa Sainteté Mgr Petros VII, patriarche de l’Église grecque d’Alexandrie, de Mgr Nektarios Kellis, évêque de Madagascar, ainsi que d’autres prélats, la semaine dernière, est un drame qui touche tous les croyants, chrétiens et fidèles de l’Église orthodoxe. Ils ont disparu dans la mer Égée lors d’un accident d’hélicoptère, en se rendant au mont Athos. Leur mort est en elle-même un symbole.
J’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises Mgr Nektarios Kellis lors de mes voyages à Madagascar : d’origine grecque et australienne, le nouvel évêque a pu donner un essor important à l’orthodoxie à Madagascar mais aussi à l’île Maurice. Dans la Grande Île, cinquante-huit paroisses, la formation d’une dizaine de prêtres, la restauration des églises de Beorika à Antananarivo et celle de Majunga ; la construction d’un orphelinat, d’un hôpital et d’une école témoignent de cet essor missionnaire.
La liturgie orthodoxe, si complexe, a été traduite et célébrée en langue malgache. À Maurice, rassemblant une cinquantaine de familles autour d’une association, l’évêque a pu faire construire une grande église, visible à la sortie Sud de Port-Louis et qui devait être prochainement consacrée par le patriarche Petros VII venu d’Alexandrie.
Dans l’île sœur doivent également être construits un orphelinat, une école et une hôtellerie. L’évêque encourageait ici le petit groupe de chrétiens orthodoxes qui s’est rassemblé depuis deux ans à poursuivre son action et entreprendre un projet analogue à La Réunion.
Au mois de février, le patriarche Petros VII s’était rendu pour la première fois à Madagascar et avait effectué une tournée du diocèse. Je ne pus le rencontrer car à la même période, j’effectuais un voyage en Égypte et dans le Sinaï. Je me rendis d’ailleurs à Alexandrie, au patriarcat qui dessert toute l’Afrique. L’Église orthodoxe grecque a développé au travers de ses missions réparties sur l’ensemble du continent africain, à Madagascar et en Afrique du Nord, un travail considérable d’évangélisation et d’action humanitaire.
Comme me le rapportait Mgr Ireneos, un évêque francophone - dont j’espère qu’il ne faisait pas partie du groupe disparu tragiquement - prêtres, moines et moniales ont pu, non sans difficultés, faire vivre ce travail missionnaire dans des zones souvent à hauts risques : Congo, Zaïre, Côte d’Ivoire, Liberia. Comme me le rappelait l’évêque, si un rassemblement pouvait s’opérer un jour entre les missions orthodoxes, grecques, russes, roumaines et les Églises coptes éthiopiennes (48 millions de fidèles) et égyptiennes (15 millions de fidèles), cette grande Église chrétienne serait la première d’Afrique.
Comme à Madagascar, la liturgie grecque a été traduite et est célébrée dans les langues africaines.
À l’heure où de par le Monde, au Moyen-Orient et en Afrique, fleurit la barbarie sous toutes ses formes, et que celle-ci s’accompagne de catastrophes naturelles ou humaines (famines, Sida et autres épidémies), adressons nos prières à la mémoire de ces prélats qui ont consacré leur vie toute entière au service de Dieu en sa présence trinitaire : Que Dieu leur accorde une mémoire éternelle... !
Dr Jean-François Reverzy
Koudzok !
Monsieur le Rédacteur en Chef du Journal de l’Île,
C’est avec le plus grand intérêt que j’ai pris connaissance de votre éditorial de samedi dernier et je suis heureux de constater que nous avons une référence commune en la personne d’Alain Bentolila, professeur de linguistique générale à l’université Paris V, dont je souhaiterais également vous faire partager un autre point de vue.
Répondant à une question sur la légitimité de l’enseignement dans une langue régionale lors d’un entretien qu’il a accordé à l’hebdomadaire “Le Monde - La lettre de l’éducation” du 28 mai 2001 - n° 344, ce dernier déclarait :
"...Le choix d’une langue scolaire comme outil d’enseignement - et non comme objet - ne se justifie qu’en fonction de la “maternalité” de cette langue. Lorsque les enfants arrivent à l’école avec une langue maternelle qui n’est pas le français, il faut s’appuyer sur la langue régionale. Ainsi, dans les DOM-TOM, un grand nombre d’enfants ont le créole pour langue maternelle. On ne peut pas leur imposer la lecture et l’écriture en français alors qu’ils ne possèdent pas la langue orale correspondante. Sinon, on risque de créer des illettrés en puissance. Il faut accueillir et apprendre à lire et à écrire en créole, puis passer au français, celui-ci restant la langue de la promotion sociale..."
S’il advenait un jour que "l’assassin des enfants des autres" que je suis, soit traduit devant un tribunal pénal international, il est donc clair que j’aurais l’insigne honneur de siéger au banc des accusés en compagnie d’Alain Bentolila...
Je vous remercie par avance de communiquer à vos lecteurs cet indispensable complément d’information.
Mickaël Crochet,
Étang-Salé
Une première : trente candidats sénateurs handicapés
Le bureau national du CDH (Collectif des démocrates handicapés) a décidé de présenter des candidats aux élections sénatoriales du 26 septembre.
La liste des départements concernés visera essentiellement l’Île-de-France, la Picardie et la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur).
Le CDH compte interpeller des milliers de grands électeurs sur la nécessité "de moderniser l’arsenal législatif français" et décide d’utiliser ce vecteur de dialogue démocratique "pour vaincre l’indifférence et combattre l’idée que handicapé est égal à spectateur".
Au-delà de ce scrutin que l’on dit être préoccupé par la carrière de quelques barons de la République, il y a une idée moderne que nous voulons plébisciter : “la représentativité”.
Dans le cadre de cette élection, le CDH apporte aussi son soutien dans les Yvelines à Nicolas About pour ses positions courageuses et innovantes sur la participation des personnes handicapées.
Collectif des démocrates handicapés - CDH
Kola Youssef
Représentant départemental 974
Tel : 02.62.30.43.48 Portable : 06.92.60.24.03
e-mail : [email protected]
Le monde a changé
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