Hommage à notre camarade Yves Ravelomanantsoa : faire sens ensemble, dans la fraternité
24 août, parPhoto : Les camarades ont paraphé une photo de Yves et réalisé une photo souvenir avec Nicole, son épouse, ses filles Hary, Maeva et Aryeja. (…)
21 décembre 2005

Drame social
Dimanche 11 décembre, lors d’une fête de fin d’année, un ex-travailleur des Brasseries de Bourbon a tiré sur des dirigeants de cette entreprise. Militant syndical, il avait été licencié en 2001 à l’issue d’une grève. Cela faisait plus de 20 ans qu’il travaillait dans la même entreprise où de par ses qualités humaines, il était apprécié de ses camarades. Le licenciement a acculé cet homme au désespoir ; un désespoir entretenu par un profond sentiment d’injustice et par l’isolement social dans lequel le mettait sa mise à l’écart du monde du travail.
Son geste fou a conduit à une catastrophe : une personne tuée et plusieurs blessées, des personnes présentes (enfants et adultes) profondément choquées, et pour finir sa propre mort puisqu’il a lui-même été tué par la police.
Certes, on ne peut que condamner un tel geste. Mais cela ne suffit pas. Encore faut-il que la condamnation tienne aussi compte de tout ce qui a pu conduire à l’acte.
Nous vivons dans un monde difficile, parfois inhumain, fait d’une multitude d’humiliations et d’injustices dures à supporter par ceux qui les subissent. Et ceux qui les subissent sont toujours les plus pauvres, les plus démunis. Alors, il y en a parfois assez, et sans que l’on sache toujours quelle goutte a fait déborder le vase, la colère et la haine débordent mais pas de la façon la plus juste et la plus utile au camp des opprimés.
Si ce qui s’est passé salle Candin a bouleversé beaucoup de monde, c’est aussi parce que nombreux parmi nous sont ceux qui peuvent témoigner de l’extrême souffrance des travailleurs qui n’arrivent pas à s’en sortir malgré le travail harassant qu’ils sont obligés de fournir, ou qui voient leur vie brisée par un licenciement. Comme toujours après un tel drame la question “comment éviter cela ?” est posée sans qu’aucune réponse ne puisse être apportée, si ce n’est de dire que seule une société plus juste, faite de respect et d’égalité, pourrait apporter à tout un chacun cet équilibre parfois difficile à trouver dans notre monde d’oppression et d’exploitation.
Lutte ouvrière
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In kozman pou la route
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