Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
28 février 2005

(Page 9)
“Fifi roa”
“Fifi roa” est un mot polynésien, qui veut dire “embrouille” : il a servi, et peut encore servir, pour qualifier toute une pratique d’un gouvernement français qui a tenté par tous les moyens de sauver son candidat à la présidence de l’Assemblée territoriale de la Polynésie française.
Car malgré une très nette victoire aux dernières élections partielles du début de ce mois - plus de six mille voix d’avance -, Oscar Temaru ne pourra finalement disposer que d’une courte majorité. Et pourtant, ce qu’il aurait fallu faire, après la défaite de Gaston Flosse, en mai 2004 - il y aura bientôt un an -, c’est organiser des élections générales afin de clarifier, une fois pour toutes, la situation.
Mais on a préféré, en haut lieu, chercher à manœuvrer jusqu’au bout, en essayant de gagner du temps, au risque de passer, encore une fois, à côté de l’Histoire.
Car comment être aveuglé à ce point pour ne pas voir la forte aspiration de tout un peuple à un mode de développement bien différent, en un mot à plus de responsabilité, donc à plus de dignité ?
En effet, le peuple polynésien n’a pas oublié que l’actuel président de la République française, qui insiste si fort pour inscrire à l’ordre du jour du Congrès sur la réforme constitutionnelle préalable au prochain referendum la charte de l’environnement, est celui-là même qui, dix ans auparavant, avait décidé, à peine élu en juin 1995, de reprendre là-bas les essais nucléaires, suspendus par son prédécesseur François Mitterrand.
Vous avez dit “Fifi roa” ?
Georges Benne
À Michel Wachenheim, directeur de l’Aviation civile
Monsieur le Directeur, en ma qualité de président de l’association Coll’air, le collectif des usagers de l’air en colère, dont vous pouvez consulter le site www.collair.org, je suis profondément indigné qu’un fonctionnaire, qui se doit d’avoir un profond respect de la population au service de laquelle, par ses fonctions et responsabilités, il est tenu (grand serviteur de l’État mais surtout des citoyens qui sont l’État) se permette d’ignorer, en ne rendant pas publics tous les rapports établis sur les graves problèmes survenus sur la desserte aérienne des DOM, et surtout de ne pas divulguer à la connaissance de la population des DOM les graves manquements des compagnies desservant les DOM dont les multiples incidents ne sont que la face émergée de "l’iceberg".
Je n’ignore pas, puisque c’est de notoriété publique, que les personnels de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) bénéficient de GP sur Air France, l’ex compagnie nationale. Ceci expliquerait peut-être l’opacité complaisante de vos services ?
Bien que Domiens ou résidents des DOM, nous sommes Français à part entière et nous ne saurions tolérer les pratiques opaques de gestion de vos services dès lors que cela relève des DOM. Nous allons lancer une vaste campagne de sensibilisation de la population réunionnaise, qui ne doit pas ignorer les graves dysfonctionnements que le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, dont nous sommes membres, ont révélés sur leur site.
Les beaux effets d’annonce d’Air France concernant les flottes futures ne répondent en rien à nos inquiétudes, qui ne sont ni pour 2006 ni pour 2007 mais bien pour aujourd’hui. Si un drame aérien devait survenir à un appareil desservant La Réunion, nous ne manquerions pas de rappeler à qui de droit notre courrier de ce jour.
Je me permets de vous signaler que nous avons fait adresser un courrier à M. Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, Commissaire chargé des Transports, sur la situation déplorable et inquiétante que nous dénonçons.
Nous espérons, Monsieur le Directeur, que vous ne manquerez pas de nous informer des mesures que vous entendez prendre, dans les meilleurs délais, en particulier par la publication de toutes les informations concernant les problèmes rencontrés sur les vols de desserte des DOM. Nous porterons à la connaissance de la population toutes les informations que vous jugerez utiles de nous fournir dans le cadre de vos responsabilités.
Dans l’attente d’avoir le plaisir de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de ma parfaite considération citoyenne et républicaine.
Antoine Franco,
usager de l’aérien et président de Coll’Air
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