Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
7 novembre 2007

Le Premier ministre d’Irak, Nouri al-Maliki, a annoncé : « Le Parti des travailleurs du Kurdistan est une organisation terroriste, et nous avons décidé de fermer ses bureaux et de ne plus l’autoriser à travailler en territoire irakien » (1) . Ainsi, du jour au lendemain, le gouvernement irakien ne tolère plus la présence du PKK sur son territoire, cela à cause des pressions comminatoires de la Turquie. C’est ce qui s’appelle se faire dicter ses politiques par une puissance étrangère.
Les Kurdes turcs, des citoyens de seconde zone dans leur pays, méprisés, se défendent comme ils peuvent. Tant que la situation actuelle perdurera, il s’en trouvera toujours pour tuer des Turcs.
Mais ce que craint par-dessus tout la Turquie, c’est la partition de l’Irak, qui procurerait un pays aux Kurdes irakiens, un nouveau pays qui représenterait un pôle et un espoir pour les autres Kurdes.
Si la Turquie envahit le Kurdistan irakien, riche en pétrole, il n’est pas impossible que la guerre déborde à moyen terme chez les voisins (soit en Iran et en Syrie, où vivent aussi des Kurdes). Le cas échéant, les États-Unis auront de quoi être fiers.
Sylvio Le Blanc
Courrier des lecteurs
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