Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
19 septembre 2012

Il n’y a pas longtemps, un curé a été agressé verbalement et physiquement par une jeune femme et son compagnon, en présence de paroissiens, parce qu’il leur avait fait une remarque sur leur comportement incorrect et qu’ils ne l’ont pas admis. Fallait-il en arriver à là ?
Cela n’étonne plus grand monde aujourd’hui, dans notre île et dans le monde, à l’heure où les valeurs morales, familiales, ne serait-ce que le respect, foutent le camp et où la violence est la réponse instinctive à la moindre remarque. Ainsi, notre société est quotidiennement confrontée à des actes de violence. La violence qui s’installe et puis s’institutionnalise. Même si toute violence, sous quelque forme qu’elle soit, est répréhensible et condamnable par toute société.
D’où vient cette violence ? C’est une forme du mal. Elle provient de notre ennemi héréditaire depuis la nuit des temps, qu’il faut contrer. Mais peut-être n’avons-nous pas la force de la foi de nos aînés. Rappelons-nous : le Seigneur apparut en songe à Salomon et lui dit : « Demande-moi ce que tu veux et Je te le donnerai ». Que répondit Salomon ? « Seigneur, donne à Ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache discerner le bien et le mal ».
Certes, nous ne possédons pas la résolution de Salomon et nous sommes faibles face aux attaques du diable qui nous harcèle continuellement. Il nous a envahis, il a pris l’ascendant sur nous, nous accapare, nous a dépassés. Le monde entier est asservi. C’est grave. Mais rien n’est désespéré pour qui ne se laisse pas abattre. Il est temps de réagir. Prenons la résolution de nous lever et de prendre les choses en mains pour combattre le mal, responsable de tous les maux de notre société malade. N’est-ce pas ce que le Pape nous dit au Liban ?
Je l’ai déjà écrit, non, le mal ne vient pas de Dieu, mais de l’Homme. Qu’on ne l’ignore pas : nos actes nous poursuivent et, un jour, il faudra les assumer ! Alors, ressaisissons-nous. Ne dit-on pas que l’Homme est un animal qui pense ? Redressons-nous pour, demain, ne pas avoir à vivre penchés, honteux du mal que nous faisons ou que nous laissons faire ! En ces temps troublés, où chaque jour l’Homme démontre qu’il est un loup pour l’Homme, faisons preuve de sagesse et œuvrons tous côte à côte pour la paix. Chez nous, dans tous nos lieux sacrés !
Marc Kichenapanaïdou
Courrier des lecteurs
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