Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
15 janvier 2018, par

Si nous sommes si malin que ça, alors nous devrions trouver « LA » solution pour satisfaire nos désir, notre soif d’amour, de bonheur, et pourquoi pas, sous une forme qui reste à définir, notre soif de pouvoir, de puissance.
Une idée semble aujourd’hui germer dans l’esprit de nos prophètes, philosophes, scientifiques : Alors que l’humanité semble en manquer de plus en plus pour résoudre ses problèmes, on n’a jamais autant parlé d’intelligence. Il faut croire d’ailleurs que nous avons pris conscience de notre faiblesse dans ce domaine car la nôtre ne nous suffirait pas et serait remplacée par une intelligence artificielle ! On croit rêver.
Une fois de plus nous confondons quantité et qualité. S’il est vrai que la machine est capable de traiter une quantité phénoménale d’information, je vois mal ce que ferait la machine si l’intelligence humaine ne lui expliquait pas comment traiter ces informations. C’est vrai également que le résultat du traitement de l’information par la machine peut surprendre, mais ces performances reposent encore une fois sur la quantité d’information traitées et davantage sur des résultats statistiques que sur une analyse pointue. Ceci dit, c’est vrai aussi que l’intelligence humaine étant qualitative, elle ne peut lutter contre les performances quantitatives de la machine et, pour l’instant, me semble-t-il, on en reste là. L’intelligence artificielle n’existe pas.
Il n’empêche que notre humanité compte 7 milliards d’habitants et que cet outil « quantitatif » serait bien utile pour sa gestion.
On y est presque puisque de nombreuses informations individuelle et personnelles sont déjà enregistrées dans de nombreux systèmes informatiques. Mais on est loin d’une gestion vertueuse de ces 7 milliards d’habitants. Quelle serait donc cette gestion vertueuse ?
Réfléchissons un instant à la philosophie de la carte bancaire. Ne serait-ce pas, en définitive, un droit de vivre, d’exister. Mais surtout, utilisée pour gérer notre humanité elle permettrait cette fameuse répartition du travail et des richesses, elle permettrait de contrôler cette évolution vertueuse vers plus d’égalité. Cela n’a l’air de rien, mais c’est probablement le seul moyen que nous avons pour inverser la tendance actuelle vers de plus en plus d’inégalité, tendance suicidaire que, depuis plus de 40 ans nous ne parvenons pas à enrayer.
Diriger le Monde, se mettre d’accord, non pas uniquement pour éviter une nouvelle guerre mais pour dégonfler les tensions mortifères qui secouent de plus en plus notre humanité, voilà qui devient possible. Voilà que s’ouvre alors la possibilité d’un monde apaisé, d’une planète préservée, voilà un retour qui nous paraissait impossible, au Paradis.
François-Michel Maugis – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe
Nos peines
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