Le préservatif, oui ou non ?

26 mars 2009

Le Pape Benoît XVI a fait une déclaration au Cameroun qui a choqué le monde.
Les derniers propos du Pape pour la lutte contre le SIDA ont soulevé une vague de protestations surtout dans le monde occidental. Qu’a dit le Pape ? Je cite : « Si on n’y met pas l’âme, si on n’aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution des préservatifs : au contraire, le risque est d’augmenter le problème ».
Qu’a-t-il d’étonnant qu’un Pape, qu’un chef religieux puisse tenir ce discours ? Il ne peut avoir d’autres discours. Je l’approuve…
Il faut reconnaître qu’il n’y a pas d’autre procédé pour se protéger que le préservatif, sachant que cela à ses limites.
L’Evêque de La Réunion ne le condamne pas. Il écrit dans son communiqué du 19 mars 2009 : « … Dans sa déclaration de Yaoundé (mars 2009), le Pape n’a même pas abordé la question de l’abstinence. Oui, cela reste un idéal. En même temps, il faut reconnaître que notre société est dans une situation de détresse spirituelle, morale et sexuelle, que beaucoup de catholiques ont de la peine à suivre cet idéal, tout comme la majorité des membres de la société. Il importe donc de rappeler le devoir de ne pas donner la mort. Si des personnes ne vivent pas la fidélité et s’installent dans une situation de multiples partenariats sexuels, même si un seul membre du couple ne vit pas la fidélité, il appartient aux partenaires de tirer les conséquences et de prendre, sous leur responsabilité, l’utilisation du préservatif… ».

Nous connaissons que l’Homme, par nature, est un faible. Le mal le ronge. Ainsi, entre la vie et la mort, il faut choisir la vie. Si le préservatif doit sauver de la mort — ne serait-ce un être humain, voire des milliers —, il ne faut pas hésiter une seconde : il faut utiliser le préservatif. Il ne doit pas avoir de “guerre” à ce sujet. N’oublions pas que la polémique est la force des faibles.

Marc Kichenapanaïdou


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Témoignages - 82e année


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