Di sak na pou di

Le progrès : Libérer, asservir ou mourir ?

François Maugis / 1er avril 2021

(N’a-t-on pas raté la maîtrise de notre destin ?)

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Toutes les études récentes concernant la vie des tribus primitives, s’accordent sur un point : Les humains qui les composent disposent de beaucoup plus de loisirs que les peuples civilisés d’aujourd’hui. Dès l’école primaire, on nous apprend que le progrès permet de libérer l’homme. Il semble bien que ce n’est pas tout à fait le cas [1]. D’où l’expression populaire : « Perdre sa vie à la gagner » ou : « Métro, boulot, dodo », etc.

Il faut bien reconnaître que l’enfumage culturel, médiatique, politique, religieux, etc. encense tant les merveilleuses réalisations de l’homme moderne, que nous sommes tous totalement chloroformés et continuons imperturbablement à perdre notre vie à la gagner. Le « Toujours plus » érigé en système de pensée autant qu’en logique financière, industrielle ou sociale, nous fait perdre la tête et le sens commun. Ainsi va le monde, le nez dans le guidon, depuis plus de deux mille ans.

On vient, tout récemment de s’apercevoir que ce système de société mène à une impasse. Depuis quelques années, certains évoquent la nécessité de changer de paradigme, mais la machine est probablement lancée avec trop de force et, à ce jour, personne n’a pu modifier sa trajectoire de façon significative.

Ubuesque, ce Monde, cette humanité ? Oui, sans aucun doute. Mais alors, dites-moi, l’humain, cet animal supérieur à tous les autres, à quoi lui sert cette supériorité, cette prétendue intelligence ? Non seulement il a quitté le paradis de ses origines, mais il est en train de se construire un enfer mortel. Est-ce bien raisonnable ?

Entre vivre comme des sauvages et courir sans voir passer sa vie, il y a peut-être un juste milieu. À n’en pas douter, l’être supérieur que nous sommes, va trouver une solution.

François-Michel Maugis

[1« … comme le démontrent tant les études circonstanciées que les témoignages ethnographiques, les chasseurs-cueilleurs nomades ne consacrent qu’une part relativement faible de leur temps au travail productif — plus faible, à coup sûr, que dans toutes les sociétés qui ont suivi ».
SOURCE : http://cdarmangeat.blogspot.com/2013/10/note-de-lecture-age-de-pierre-age_26.html