Di sak na pou di

Le protectionnisme fait monter les prix des billets d’avion

Courrier des lecteurs

Courrier des lecteurs de Témoignages / 21 août 2018

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Dans notre région, toutes les compagnies sont la propriété des gouvernements ou de collectivités publiques.

Le protectionnisme a pendant de nombreuses années à été à l’origine du développement et de la bonne santé des compagnies aériennes nationales (ou agréées par les gouvernements), qui ont appliqué à leur guise les tarifs qu’elles décidaient.
De plus ces tarifs faisaient l’objet d’une entente intercompagnies, qui permettait des échanges de billets d’une compagnie sur une autre.
Il suffisait pour cela être membre de l’IATA.
Les tarifs étaient agréés par cet organisme et si une compagnie s’avisait de baisser les tarifs homologués, elle subissait une amende ou perdait son agrément.
Tout cela a explosé suite à la politique de libéralisation décidée par le président Carter, qui a été très critiquée, mais qui a eu la vision de l’avenir.
On connaît aujourd’hui le résultat de cette mesure : le transport aérien a explosé, les tarifs ont fondu, et des majors comme PANAM, TWA etc, incapables de se transformer et de s’adapter, ont disparu.
On peut regretter l’époque fabuleuse passée, mais la vérité est dans la réalité du moment, il est vrai aidée par la productivité des appareils modernes actuels.
Pour revenir à la zone océan indien : toutes les compagnies sont la propriété des gouvernements ou de collectivités publiques, lesquels pour les protéger sont opposés à toute libéralisation et concurrence.
Tant que cette situation perdurera, il ne faudra pas s’attendre à des améliorations tarifaires.
Concernant le volume du trafic, compte tenu des prix hors norme pratiqués, et de la relative fermeture des frontières entre les îles, il ne faudra pas espérer une quelconque progression, ce qui probablement arrange certains sur les plans économique et politique.

Laurent Sparton