Le rosaire d’Ingrid Bétancourt

5 août 2008

Il est fait de lianes tressées, avec une petite croix suspendue au bout. Et c’est ce rosaire qui a uni chaque samedi Ingrid à sa mère par le fil invisible de la prière. Ingrid a ainsi découvert la prière à Marie. Dix grains de lianes nouées (et même 15 pour la captive !) pour égrener un à un les « Je vous salue Marie », en méditant les mystères de la vie de Jésus.
Ce chapelet (ou “rosaire” de la tradition des couronnes de roses tressées à Marie), commun à nombre de traditions spirituelles, Ingrid en a fait une arme de résistance pacifique.

« Entre ses mains, le rosaire n’a plus l’image de la religion de nos grands-mères prônant l’effacement, mais il symbolise vraiment la puissance de la prière », explique Patrice Gournier, prêtre et psychologue.

« Avec la prière simple et répétée du chapelet, nous ne sommes pas dans l’exceptionnel et l’illumination prodigieuse, mais dans la lente maturation de la confiance en Dieu qui peut aider à tenir six longues années », complète Henri-Jérôme Gagey, théologien.

La foi d’Ingrid l’a sauvée du calvaire des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie). Sa croyance en Dieu a été déterminante. Nous constatons qu’elle continuera son combat contre toutes formes d’injustice, d’où qu’elles viennent.

 Marc Kichenapanaïdou  


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Témoignages - 82e année


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