Di sak na pou di

Le(s) cancer(s) : compétition entre le génome de la cellule et celui des mitochondries ?

Frédéric Paulus / 21 juillet 2020

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Pardon cher lecteur pour l’aspect technique de ce courrier qui devrait interpeller les spécialistes, peut-être par votre intermédiaire en sollicitant leur avis. Ce courrier prend appui sur la thèse du cancérologue québécois Martin Bélanger dont les analyses dépassent le cadre restreint des cancers des poumons, (1), certes les plus nombreux statistiquement. Dans sa thèse Bélanger évoque différents « points de contrôle » avant qu’un cancer soit neutralisé ou a contrario qu’il franchisse ces différentes barrières tels que : 1) l’action des gènes suppresseurs de tumeurs, 2) l’inhibition de la mort cellulaire, 3) l’instabilité génétique, 4) la réparation de l’ADN cellulaire. La thèse est publiée en libre accès sur le Web, merci à lui !

N’étant pas de la partie, ni biologiste ni médecin, mais considérant l’enjeu sociétal du sujet étant donné les difficultés ou obstacles des spécialistes à entrevoir d’autres réalités autour de la question du cancer, nous voudrions suggérer une autre hypothèse explicative de l’énigme cancer. Elle pourrait influencer les chercheurs de métier à imaginer d’autres alternatives. Elle serait pour nous une réactivité vitale des mitochondries transférant latéralement leurs gènes à l’ADN cellulaire se traduisant par une compétition entre le génome des cellules et celui des mitochondries, ce dernier maintenu à l’état latent depuis plus d’un milliard d’années, depuis la symbiose cellulaire des eucaryotes. Cette « compétition pour la vie » des mitochondries, évoluant à terme vers la mort de l’organisme, compte-tenu d’un environnement insatisfaisant pour l’organisme dans sa totalité.

Ce courrier fait suite à notre précédente contribution (2) qui décrit le contexte environnemental insatisfaisant sur le plan de l’homéostasie cellulaire, alors que la présente contribution avance une hypothèse complémentaire qui se voudrait explicative.
Cette supposée concurrence s’opérerait au moment de la mitose (le renouvellement du patrimoine cellulaire). Le génome mitochondrial s’interposant, en s’affranchissant de la mort cellulaire, entraînerait la cellule (pulmonaire par exemple) vers une cancérisation diligentée par une pulsion de vie des mitochondries abandonnant leur caractère endosymbiotique et devenant au contraire exosymbiotique, voir (3).
Ce phénomène s’envisagerait au niveau des cellules sujettes à mitose et questionnerait de façon spécifique les cancers touchant la sphère neuronale.

Réf :

1) BELANGER Martin, « Caractérisation d’une lignée cellulaire cancéreuse pulmonaire du poumon résistante au VP-16 ». Thèse présentée en 2006, Université de Laval Québec, 2006.

2) PAULUS Frédéric, « Exosymbiose de la réaction cancéreuse : la bonne nouvelle ? ». https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/exosymbiose-de-la-reaction-cancereuse-la-bonne-nouvelle, 98647 le 10/07/20.

3) PAULUS Frédéric, « Exosymbiose de la cellule cancéreuse : une vision évolutionniste », in : EuropeSolidaire.eu http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=4041&r_id=&t=Exosymbiose%20de%20la%20cellule%20canc%E9reuse, 22/12/2019

Frédéric Paulus, Directeur du CEVOI