Le temps de l’extrême gauche

6 décembre 2006

Au soir de la victoire de Hitler en 1936, un philosophe allemand a déclaré : « Ce soir, c’est la démocratie qui a perdu ».
Au soir de la victoire de Ségolène Royal aux primaires socialistes, il semble que la démocratie ait aussi perdu, car plus rien ne peut se présenter comme force d’alternance à la droite.

Je suis sympathisant socialiste. Mais je ne pense pas que l’alternative soit la solution. Pendant toute cette campagne interne, le PS s’est trompé de combat. L’important n’est pas de battre la droite, mais de construire une France forte avec des gens heureux dedans. Battre la droite n’est qu’un moyen d’y arriver. Alors, les militants socialistes ont failli. Ils ont choisi en fonction des sondages. Or, ceux qui les font sont ceux qui veulent une confrontation Royal/Sarkozy pour une élection plus facile du ministre de l’Intérieur, ou du président Chirac, s’il se représente.

Comme Besancenot, je crois que les militants socialistes vont se réveiller avec la gueule de bois au lendemain du premier tour de la présidentielle.
Pour la première fois de ma vie, je ne vais pas voter socialiste. Pour la première fois de ma vie, je vais voter pour le collectif anti-libéral. Je souhaiterais d’ailleurs qu’il y ait une candidature unifiée, derrière Laguillier, Buffet, Voynet, Besancenot ou Chevènement. Il faut que la Ligue communiste révolutionnaire, Lutte ouvrière, le Parti communiste français, le MRC, les Verts et les déçus des radicaux, avec Taubira se rebellent et aillent au combat. Il est venu le temps ou la gauche anti-libérale doit cesser d’être une force de contestation et devenir une force d’alternance.

Ceux qui devraient prendre la tête du combat, le PS, ne nous ont donné qu’un candidat de centre droit. Ségolène Royal est à la gauche ce que le chocolat est à un obèse : bon au goût, mais terriblement inutile, voire dangereux.
Alors aujourd’hui, un scénario s’impose :
Chirac, ou Sarkozy, arrive en premier, Le Pen en deuxième, Bayrou en troisième, le candidat de la gauche antilibérale en troisième ou quatrième, et enfin, Ségolène Royal, la candidate de la droite molle en cinquième position.

Alors, pour éviter ce scénario catastrophe, il nous faut tous faire l’union dès le premier tour. Que les électeurs de la LCR, de LO, des verts, du PCF, du MRC se regroupent dès le départ. Il faut que les déçus du PS et du MRG votent pour les antilibéraux, ainsi que les membres du monde associatif. Ce ne sera pas une trahison, mais la sauvegarde de l’avenir, pour une France plus sociale. C’est le bon geste à faire.

Alors nous tous, construisons une France plus forte avec des gens heureux dedans en votant le candidat antilibéral.

Pour que demain soit plus beau qu’aujourd’hui.

Sammy W .


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