« Route de la soie polaire » : La Réunion face au déplacement des routes maritimes mondiales
19 août, parConséquence de la fonte de la banquise et de la guerre au Moyen-Orient
18 janvier 2007

Il y a peu d’exemples, dans l’Histoire, d’un pouvoir qui lâche facilement. Surtout quand il est installé depuis longtemps, qu’il dispose d’appareils et de réseaux à son service, et qu’il est tout puissant.
Les deux plus récents qui nous viennent à l’esprit, c’est celui de Silvio Berlusconi et de Gaston Flosse.
Le premier avait mis en place tout un système, élaboré de longue date, basé sur le clientélisme, le favoritisme, l’utilisation à outrance des médias, notamment de la télévision, pour sa propre propagande, la pratique à grande échelle de la corruption et de la fraude électorale. Mais devant tous les sondages qui lui étaient encore nettement défavorables à quelques semaines du scrutin, il imagina un autre stratagème : faire voter à la sauvette une loi favorisant le vainqueur dans le cas où il ne disposerait que d’une courte majorité. Le piège se referma sur lui.
Le second, qui avait régné sans partage pendant près de 20 ans sur la Polynésie française, était revenu dernièrement à la tête de l’Assemblée territoriale par le truchement de son comparse, grâce à des tractations et à des pressions indignes, et grâce aussi au soutien inconditionnel de Jacques Chirac et du gouvernement français.
À notre connaissance, un des rares exemples qui fait exception à la règle est celui du général de Gaulle qui, s’estimant désavoué après l’échec d’un referendum sur la régionalisation où il s’était personnellement engagé, avait décidé de se retirer, avec tous les honneurs.
Combien de ceux qui se réclament haut et fort de lui s’en sont montrés aussi dignes ? En tout cas, pas celui qui a refusé de tenir compte des résultats du referendum sur le traité pour la nouvelle Constitution européenne et qui s’apprêterait, à trois ou quatre mois du vote pour la présidentielle, à placer ses amis à la présidence du Conseil constitutionnel, du Conseil supérieur de l’audio-visuel et de la Caisse des dépôts et consignations. Ni celui qui s’accroche au poste-clé de ministre de l’Intérieur, chargé précisément d’organiser cette élection, et qui se présente comme candidat à cette même élection.
Le pouvoir est une tentation permanente et, comme l’écrivait le philosophe Alain : « Il n’est point d’homme qui, pouvant tout et sans contrôle, ne sacrifie la justice à ses passions ». Avant lui, l’historien et philosophe Lord Acton avait eu un mot encore plus extraordinaire : « All power corrupts ; absolute power corrupts absolutely » (“Tout pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument”).
Georges Benne
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Messages
20 janvier 2007, 02:35, par Gabs
Il est absolument vrai que beaucoup d’hommes politiques se sont réclamés de De Gaulle et il est hélàs également vrai que très peu d’hommes s’en sont montrés dignes.
Silvio BERLUSCONI et Gaston FLOSSE disposent d’un pédigrée quasiment identique : corrompus, clientélistes, affairistes et surtout, mis en examen maintes fois et condamnés. On peut penser qu’ils se connaissent bien lorsqu’on voit le yacht du premier milliardaire à quai à Papeete, pays du deuxième milliardaire.
Ce dernier est d’autant plus favorisé qu’il bénéficie du soutien inconditionnel et personnel de Jacques CHIRAC et du gouvernement français. Comme BERLUSCONI, il a fait voter à la sauvette à l’Assemblée Nationale, un statut taillé sur mesure pour lui et son parti. Et comme BERLUSCONI, FLOSSE a perdu le pouvoir.
Après plus de 20 ans de gouvernance, le système FLOSSE s’est enrayé et celui-ci a dû céder la place à Oscar TEMARU, leader indépendantiste, élu démocratiquement par la population excédée de la corruption de plus en plus grandissante du "dictateur".
Après seulement 2 années de pouvoir, rendu très difficile par le réseau de fidèles de FLOSSE implantés dans tous les services territoriaux de la Polynésie et grâce à l’appui et aux pressions indignes (et avérées) de l’Etat français, le vieux lion a repris le flambeau par l’entremise d’un de ses fidèles des fidèles : Gaston... TONG SANG.
Mais ne nous voilons pas la face, malgré ce nouveau président, le VRAI président agit pernicieusement dans l’ombre et bien sûr, les subventions suspendues depuis l’élection du président indépendantiste sont, comme par enchantement, arrivées après la visite de FLOSSE à son frère CHIRAC.
Après toute cette mascarade, l’Etat français continue ces exactions légales en Polynésie et après 2 ans de parole libérée, force est de constater que les médias commencent à être muselée (CSA, Etat !) et, n’en doutons pas, la cellule d’espionnage et les nettoyeurs de FLOSSE vont reprendre du service.
La justice dans tout ça ? Il n’y a qu’ à se référer aux rapports de la Chambre Territoriale des Comptes, annexe de la Cours des Comptes, et aux affaires en cours concernant FLOSSE et toute sa bande de "copains-coquins" pour imaginer la suite... NON LIEU !
La population est lasse de toutes ces tergiversations, corruptions, mensonges et il ne faut pas s’étonner qu’un jour elle se lèvera et tel un tsunami, plus rien ne l’arrêtera. Comme l’a dit un certain LINCOLN :
- Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps ;
- Vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps ;
- Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps !
A méditer...