Di sak na pou di

Les nationalistes et les antisystèmes, même combat ?

François Maugis / 21 mars 2018

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Chez Merkel comme chez tous les autres chefs d’État, c’est la foire d’empoigne. Mais, que diable faut-il faire pour que la tribu humaine comprenne où est son intérêt ? Faut-il que ces phénomènes nouveaux ou d’ampleur croissante (inégalité, migration, pauvreté, terrorisme) nous submergent définitivement pour que l’on comprenne les enjeux et pour que nous changions, une fois pour toute, notre fusil d’épaule ?

Prenant le problème à l’envers, la Mission d’information de l’Assemblée nationale sur la justice et le droit pour tous les humains à un environnement sain, ne peut résoudre le problème. Le bien-être n’est pas uniquement un droit des individus, c’est surtout un devoir de l’humanité envers ses membres. Pour satisfaire cette obligation de la collectivité internationale, encore faudrait-il que celle-ci ait une existence légale. Or, le monde n’est pas dirigé. Aussi étonnant et paradoxal que cela puisse paraitre, aucune structure digne de ce nom et capable de coordonner, diriger, manager cette humanité, n’a été mise en place. Alors, rassurez-vous, prédateurs de tout bord, vous avez de beaux jours devant vous. Quant aux illuminés, aux hypocrites ou aux malades mentaux qui pondent à longueur d’année des propositions, des revendications, des théories ou des thèses sur l’avenir de l’humanité sans dire un seul mot sur sa gouvernance, se trompent ou se moquent de nous.

Ils ne le savent évidemment pas, mais les nationalistes et les antisystèmes, défendent la même idée. Ils contestent tous deux l’ordre établi incapable de protéger l’individu.

François-Michel Maugis - La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe