Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
16 novembre 2009

Didier Robert, il cause bien... député, maire du Tampon, il ne lui manque que d’être président de la Région, qu’à cela ne tienne, il est candidat. Et il explique : la crise du BTP, c’est grave ; les logements sociaux, il en faut ; le développement durable, c’est l’avenir, le tourisme, c’est important.
Seulement le hic, c’est qu’il avait la possibilité depuis 2006 de mettre en pratique tout ce beau programme alléchant... qu’en est-il exactement ?
La crise du BTP, il a contribué à l’accentuer en laissant passer un chantier de 110 millions d’euros : la Rocade. Cette voie de dégagement n’aurait pas tout résolu, mais elle aurait permis aux automobilistes de passage d’éviter le centre-ville et surtout elle aurait donné du travail aux entreprises locales et à leurs ouvriers. A la place d’une bonne déviation, la mairie a concocté un nouveau plan de circulation, on descend les rues au lieu de les monter, on monte d’autres rues au lieu de les descendre, et miracle ! les embouteillages sont toujours là, à d’autres endroits, car le nombre de voitures n’a pas diminué et la circulation est encore plus difficile.
Question logements sociaux, le maire du Tampon s’est vanté de ne pas atteindre les 20% obligatoires par commune, il défend avec un anachronisme déconcertant la case à terre alors que la démographie augmente et que l’agriculture doit sauvegarder ses terrains, les logements sociaux, ça fait bien dans les discours, mais pas dans la commune.
Quant au développement durable, on est toujours en attente d’un projet communal pour installer photovoltaïques, chauffe-eau solaires sur les édifices publics, les écoles notamment.
Le tourisme, parlons-en... la Plaine des Cafres, qui devrait être un endroit privilégié pour accueillir les touristes, fait toujours pâle figure en tant que village des Hauts, rien n’est structuré, les grands kiosques encore en travaux, un parking désolé et quelque rares boutiques disséminées, rien de bien motivant. Les restaurants et tables d’hôtes existants seraient certainement ravis qu’un véritable plan de développement touristique se mette en place pour des aménagements qui attireraient et feraient rester les touristes friands de balades et de dépaysement.
Il y a loin des paroles aux actes, les électeurs devraient s’en souvenir au moment du vote.
Ce n’est pas le discours qui fait la valeur de l’élu, mais les réalisations concrètes.
A La Réunion, il y a ceux qui causent et ceux qui font... Chacun se reconnaitra.
Marie-Hélène Berne
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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