Lettre au préfet

2 mai 2007

Je suis outré. Je suis très choqué !!! Aujourd’hui à la Réunion, une élection peut se jouer sans aucun contrôle. La Réunion serait elle devenue une zone de non droit ? Dimanche 21 Avril se tenait le premier tour de l’élection présidentielle. Muni de mon attestation officielle de délégué et de subdélégué de Mme Marie George Buffet, je suis venu contrôler que les opérations de vote se déroulaient selon les règles à l’hôtel de Ville.
Durant la journée, il n’y eut aucun problème, sauf un mouvement d’humeur d’un rouleur de mécanique qui devrait réviser les procédures de dépouillement dans le code électoral ;
Là où le bât blesse, c’est lors de la centralisation des résultats et l’établissement du PV récapitulatif général. Cela se fait au bureau centralisateur.
Quelle ne fut ma surprise quand on m’y interdît l’accès. Comme personne, à part les secrétaires et les présidents de bureau ne pouvaient s’y rendre, on peut s’y livrer à tous genres de manipulations. Je croyais qu’on était encore dans un pays où la transparence était la règle. Je suis déçu de voir que ce n’est pas le cas. Pour cette élection, je ne pense pas que cela ait trop d’importance ;
Mais, pour les prochaines échéances électorales, législatives, municipales, cantonales partielles, il ne faudrait pas que cela se reproduise.
Je ne veux pas incriminer ici le personnel de la mairie de Saint Denis, mais, bien stigmatiser ces consignes d’un autre temps, dictées par votre administration.
Devant l’esclandre télévisuel que vous avez fait à propos du SDIS, et devant votre gestion de l’éruption du volcan et du cyclone Gamède, je croyais qu’enfin, on allait avoir un haut personnage de l’Etat dont la compétence ne confine pas au ridicule.
Et pourtant, dans le dossier du SDIS, on ne voit toujours rien venir...
Quant à la gestion de ce premier tour de l’élection présidentielle, je suis forcé de reconnaître que le rêve d’un haut fonctionnaire de l’Etat qui s’occupe enfin des vrais problèmes de la Réunion, à commencer par assurer la transparence et la légalité des scrutins, ne sera pas exaucé une fois de plus. (...)

Bertil Bertrand Reshad


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus