Di sak na pou di

Lettre ouverte à la médecine occidentale

François Maugis / 15 octobre 2018

(ou : Pourquoi j’ai décidé de prendre ma santé en main)

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Des expériences précédentes et des informations récoltées à droite et à gauche, m’ont rendu très méfiant vis-à-vis des médicaments et des diverses potions magiques que l’on me propose.
Par ailleurs, j’ai tendance à faire beaucoup plus confiance aux capacités naturelles de mon corps à se réparer seul (surtout si, grâce à un comportement raisonnable, je n’abuse pas de ces capacités) qu’à des produits chimiques ou même magiques. Je ne connais aucun laboratoire au monde en mesure de rivaliser avec la prodigieuse machine interne fort bien réglée et capable, en toute circonstance de produire à bon escient la quantité exacte et la qualité la mieux adaptée des diverses substances dont mon corps a besoin.

Quant à l’homéopathie qui devrait avoir ma préférence, je viens de réaliser que, là aussi, il y a erreur d’aiguillage. Je m’explique. De deux choses l’une, ou notre corps et notre prodigieux métabolisme construit par plusieurs millions d’années d’évolution, est aujourd’hui parfaitement adapté à de multiples conditions de vie (au cours de ces millions d’années il en a vu de toutes les couleurs et les êtres fragiles ont tous été éliminés) et, à ce moment-là, il n’a besoin de rien d’autre que d’une alimentation et une vie saine et équilibrée, ou notre performante machine humaine est trop malmenées (nous dépassons les limites raisonnables d’utilisation) et, à ce moment-là, la chirurgie et les drogues dures s’imposent. L’homéopathie dont le principal mérite est de ne pas trop perturber le fonctionnement normal de notre métabolisme, n’a plus de raison d’être.

Si donc, par imprudence ou maladresse, j’ai abîmé trop gravement ma machine et que mon corps, à ce moment-là, a besoin d’une aide extérieure, je vous en supplie, Monsieur le Docteur, choisissez un médicament et un seul (le meilleur évidemment et le plus adapté à mon cas). Si mon tonus, mon moral ou ma libido se trouvait ainsi affectée par cette substance, j’en connaîtrais la cause, ce qu’il m’est impossible de faire avec les 5 ou 6 médicaments que vous avez l’habitude de me prescrire. Sans un bon tonus, un bon moral et une bonne libido, vous savez très bien que mes capacités de guérison sont fortement réduites. Pourquoi ne pas appliquer aux humains ce principe de précaution ? Et, si vous ne voulez pas être accusé de sur médication ou pire, de complicité avec les marchands de drogue, arrêtez cette odieuse habitude mercantile. Ah, j’oubliais, le protocole !!! Cette règle de la médecine occidentale qui vous contraint légalement à prescrire. Je soupçonne tout de même (et je ne suis pas le seul) les rédacteurs de ces protocoles, d’en rajouter un petit peu trop. Certaines mauvaises langues prétendent même que ces grands pontes de la médecine occidentale seraient un tout petit peu acoquinés avec les producteurs de médicaments. Et oui, vous êtes coincés. Alors, permettez-moi de prendre ma santé en main. Notre société dérape un tout petit peu trop vers le mercantilisme et le toujours plus, pour que je continue à lui faire confiance.

François Maugis
Économiste, écrivain et philosophe



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Messages






  • Bravo François Je n’ai pas ton courage. Il faut dire que je ménage mes arrières étant donné que je dois travailler avec les médecins les pédiatre etc. Ils sont peut-être même les produits et les victimes d’une société qui a séparé les savoirs et les connaissances sur L’humain, le corps est en pièces détachées et la psychologie est déconnectéé de la biologie et la sociologie également tout le savoir sur l’humain est à rassembler. Un auteur sort du lot Antonio Damasio avec son dernier ouvrage dont je vais rendre compte plus tard va très certainement révolutionner la médecine mais il nous faudra un temps pour nous défaire de mauvaises habitudes qui sont imprimées au plus profond de nos cellules nerveuses Encore bravo pour ton courage cher François

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