Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
10 avril 2017, par

Si les animaux et les humains sont en mauvaise santé, ils le doivent à un petit groupe de mafieux aux dents longues et au bras long. Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, vous vous êtes laissé abuser par eux. Nous ne vous en voulons pas. Tout le monde peut se tromper ou être trompé. Mais, il faut arrêter là le massacre.
Ce massacre de l’équité, de la justice, de la santé et de la vérité, a trop duré. Et merci à la plus haute autorité de l’État de le reconnaître. Il reste à la gouvernance locale et nationale de respecter le fond et la forme de cette décision du Conseil d’État.
Nous verrions mal, nous les Réunionnais, nous, tous les autres amoureux de ce territoire et de ses habitants, nous, l’ensemble de la communauté nationale, que dans une des régions de France, un crime économique, sanitaire et social aussi flagrant, ne soit pas dénoncé.
Vous justifiez les énormes dépenses de la route du littoral par la nécessité de maintenir la santé économique du territoire. De la même façon, les indemnités dues par l’État et les responsables de ce grave disfonctionnement sont largement justifiées par la nécessité de rétablir la santé humaine, de compenser les drames humains et économiques provoqués par l’aveuglement de ceux qui font peu de cas de l’humain.
Cela nous rappelle une autre affaire dont on a peu parlé mais qui, de la même manière, a pris en flagrant délit de négligence et d’imprévoyance, nos décideurs économiques et politiques locaux et nationaux. C’est toute la communauté nationale et même européenne qui aujourd’hui paye très cher la note. On peut faire une erreur une fois, il est impardonnable de commettre la même erreur une deuxième fois. Une association réunionnaise avait en son temps, attiré l’attention sur la nécessité de réquisitionner une bande de terres en haut de la falaise pour y faire passer la future route sécurisée du littoral, solution bien moins onéreuse qu’une route en mer, par ailleurs, beaucoup plus vulnérable. Elle n’a pas été écoutée.
Messieurs les décideurs, vous avez aujourd’hui une possibilité de vous racheter, au moins partiellement. Sous peine de vous décrédibiliser totalement et pire, de déclencher une colère probablement non maîtrisable, ne manquez pas cette occasion de rendre justice à une population malmenée depuis trop longtemps.
Un collectif de Réunionnais en colère
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
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