À Mayotte : Sébastien Lecornu face à un mouvement social
26 août, par« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
29 mars 2005

(Page 10)
L’esprit humain sincère et loyal est frappé par le fait religieux et désire en connaître la raison d’être et la valeur. Sans s’aventurer, faute de compétence, dans le vaste domaine de l’Apologétique, l’on se laisse surprendre parfois, interrogateur ou songeur, sur certaines ardeurs qui tendent à circonscrire notre humanisme traditionnel dès lors fermé à l’idée d’une laïcité modernisée et qui reste encore à inventer. Depuis que le monde est monde, en effet, a-t-on pu démontrer que l’intelligence des humains est dépourvue d’un certain sentiment de la causalité, d’un sens de la liaison des choses ?
Comme tout se tient, est-il possible de nier que notre civilisation se caractérise aussi par une certaine angoisse spécifique (harcèlement... stress ?), née essentiellement des conséquences des actes humains ? Ainsi, à travers la révolution de mai 1968, nous avons hérité d’une autre approche de la vie traduite dans nos attitudes où nos comportements vis-à-vis des religions, de l’autorité, de la famille, de la culture... N’oublions pas ses libérations, y comprise celle de la femme.
Ici, rien de nouveau sous le soleil : faut-il rappeler, brièvement, la faiblesse de Salomon pour l’idolâtrie à la fin de sa vie, elle-même fruit de ses innombrables amours : Les femmes détournèrent son cœur vers d’autres dieux et son cœur ne fut pas tout entier à Yahweh ! (I Rois XI, 4)...
Nous savons discerner l’aspect du ciel ; mais les signes des temps (pas encore ceux de la fin du monde), nous ne le pouvons encore, semble-t-il ! C’est normal, dans la mesure où nous ne purifions pas d’abord le dedans de la coupe, afin que le dehors aussi en devienne pur. ( Mat. XXIII, 26 ). Ajoutons-y : "Non, la circoncision n’est rien, l’incirconcision non plus ; ce qui compte, c’est d’être une créature nouvelle." (Gal. VI, 15).
Certains profiteront de la période pascale pour une révision plus ou moins approfondie dans ce sens. Pourquoi d’autres le leur reprocheraient ? Cela ne serait pas fondé et irait à l’opposé de l’esprit de tolérance qui nous porte à respecter l’intimité d’autrui.
Les acquisitions et leurs modes de transmission étant remises en question, si une nouvelle maïeutique s’impose, à la naissance de notre millénaire, il conviendrait que nos constructeurs aillent plus loin que leurs devanciers en exigeant en liminaire que notre humanisme sera tout à la fois une histoire continue et un devenir. Le tout, en d’autres termes, réclamant une synthèse permanente par l’intégration des concepts nouveaux dans la culture traditionnelle. Sans quoi, comment s’acheminer efficacement vers une morale universelle du contrôle du progrès ?
Dans un article inédit sur Dieu, Jaurès, à la fin de sa vie, écrivait magnifiquement : "... Il y a au contraire, quelque chose de religieux dans la conquête de la nature par l’Homme, dans l’appropriation des forces de l’univers aux besoins de l’humanité. Non, ce qui est irréligieux, c’est que l’Homme ne conquiert la nature qu’en assujettissant les Hommes..." (“Le matin de magiciens” - Gallimard, 1964, texte intégral : p. 504).
Un humanisme moderne ne devrait-il pas, par précaution, s’interroger davantage avec détermination et sans compromission sur ses stratégies ? Souvenons-nous ! Comment un peuple qui se vantait, à juste titre d’ailleurs, reconnaissons-le, d’avoir produit tant de grands hommes tels Leibniz, Kant, Beethoven, Mozart, et tant d’autres, a-t-il pu assister passivement au massacre de plus de six millions de juifs ? Comment agir au mieux sur les holocaustes d’aujourd’hui ? Moins d’égoïsme et moins d’orgueil ? Et qui le peuvent ?
En somme, vu ce qui se passe actuellement, notre Europe ne serait-elle pas déjà des victimes d’un début de nivellement intellectuel, spirituel et théologique ? En plus du pain et des jeux, ce lieu commun, que demanderaient de plus des démagogues riches et madrés, pour faire glisser notre démocratie vers une médiocratie replète...?
Joseph Mondon,
Les Avirons
« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
Levée de la grève à l’hôpital public de Saint-Benoît
Conséquence du système néocolonial
In pti nouvèl an passan dsi in moune la mète la Rényon anlèr. Moune-la, mwin la vi ali apré fèr in komantèr dsi in gran konkour zé koléktif li la (…)
In kozman pou la rout
Précarité des étudiants de l’Université à La Réunion à cause d’un abandon par l’Etat
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois