Mai 2008 : quoi de neuf dans l’Éducation nationale ?

5 mai 2008

Des postes supprimés, des moyens en baisse : on le savait... Des enseignants amers, frustrés, parfois au bord de la crise de nerfs, on le savait aussi... La logique de la rue a pénétré l’enceinte scolaire sacré : le collège unique a amené une population avec un code (de salut, greffe de mp3 sur les oreilles, vestimentaire) stigmatisant un autisme émotionnel et une volonté de “brûler” l’école, ce lieu d’interdit dénué de sens pour l’élève.
De nouveaux problèmes de violence surgissent, entre les élèves et envers les équipes pédagogiques
... Alors ? rien de neuf ?... Si, pourtant. Dans l’académie, j’ai lancé cette année (comme un grand, ni délégué syndical, ni rotarien, ni lion’s club, ni maçon, ni...) des actions auprès des élèves en difficulté émotionnelle, pour l’instant limitées à mon établissement (atelier “gestion du stress et des conflits” au collège Jean le Toullec au Port), leur apprenant à agir sur leur niveau émotionnel (par la respiration et la chute du tonus musculaire) et, surtout la raison pour laquelle je vous écris, des actions de formation auprès des enseignants : “enseignant : enseigné : comment mieux communiquer ?”

Ce stage en deux modules d’une journée se veut une appropriation commune, interactive, d’habiletés de communiquant, permettant de se “voir en exercice”, d’identifier sa position de pédagogue (ex : le blâmeur inspiré des “systémiques familiales” de Virgina Satir), de ses schémas linguistiques (condescendance ou encouragement inconditionnel), enfin de ses propres représentations entretenues à l’égard de nos élèves (croyances limitantes puisqu’elles fonctionnent comme des intentions à se comporter, c’est-à-dire des prédictions créatrices/cf.Rosenthal et Jacobson “Pygmalion à l’école”).
Ce stage, je l’ai conçu de A à Z, puis proposer au Rectorat qui l’a validé. Il part du constat qu’en attendant du mieux, côté ministère, on peut élargir sa marge de manœuvre.

Scolarisé toute ma vie à La Réunion, mes réflexions et expériences de terrain m’ont amené à créer ce stage qui devrait être obligatoire dès l’IUFM, qu’il va falloir réformer aussi, les jeunes enseignants n’étant pas près au choc du “terrain”. Mes actions de formateur (en préparations certifiantes ; CAPES et agrégation), d’enseignant agrégé d’EPS en poste, d’étudiant en psycho-clinique (Licence en cours de validation), mes formations en communication (programmation neuro-linguistique au Québec entres autres), en sophrologie, font que ces stages ont un succès dus déjà à l’espace d’écoute entre collègues, pourtant beaucoup de chefs d’établissement ne l’affichent pas en salles des profs et des enseignants ne savent pas qu’il existe : c’est pour cela que je vous contacte, pour mieux construire La Réunion de demain.

Si vous souhaitez me voir en action (collège Montgaillard le 12 mai devant 90 enseignants, 19 et 22 mai au collège de la Pointe des Châteaux à Sain-Leu (il faut avoir l’aval du chef d’établissement en le contactant pour venir), ou sinon, si vous souhaitez me voir personnellement (15 établissements depuis septembre 07), avoir mon feedback sur ces actions et un regard critique, cela me convient, car on a des projets et des actions péi très avant-gardistes, mais très confidentielles aussi, alors... sorte dan’fé noir !

Cordialement

Christophe Mattei
Enseignant agrégé d’EPS (collège Jean le Toullec/Le Port 4)
formateur de formateurs


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Témoignages - 82e année


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